Ensemble, l’éolien et le solaire ont, pour la première fois, généré davantage d’électricité dans l’Union européenne que le gaz fossile l’an dernier, en fournissant 22% de la production de l’UE, souligne un rapport publié par le centre de réflexion Ember mardi 31 janvier.
Alors que la production d’électricité provenant des centrales hydroélectriques et nucléaires n’avait jamais été aussi faible depuis au moins deux décennies, ce niveau record, couplé à une baisse de la demande d’électricité, a permis d’atténuer le retour au charbon.
L’éolien et le solaire ont en effet comblé en partie le déficit de production d’électricité en 2022 – correspondant à 7% de la demande totale d’électricité de l’Europe – dû au manque d’eau et à la mise à l’arrêt d’une grande partie du parc nucléaire français.
Le niveau de la demande d’électricité a également contribué à réduire le déficit en chutant de 7,9% au dernier trimestre de 2022 par rapport à la même période de l’année précédente. Ember explique cette baisse par la météo clémente, l’augmentation des prix de l’électricité, l'amélioration de l’efficacité énergétique et des économies volontaires d'électricité.
Selon le rapport, la part du charbon n’a ainsi augmenté que de 1,5 point de pourcentage l’année passée (+28 TWh), atteignant 16% de la production d’électricité dans l’UE, avec des baisses consécutives au cours des quatre derniers mois de 2022.
La part du gaz, quant à elle, esr passée de 19 à 20%.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/550 (Damien Genicot)