Les dirigeants des pays du G20 souhaitent renforcer l'architecture mondiale de la santé « sous l'impulsion et la coordination de l'OMS et avec le soutien d'autres organisations internationales », comme ils l'ont confirmé dans leur déclaration finale, adoptée mercredi 16 novembre à Bali (Indonésie).
Affirmant que « la pandémie de Covid-19 n'est pas terminée » et invoquant la variole du singe déclarée par l'OMS comme urgence de santé publique de portée internationale, ils soulignent que « les menaces sanitaires internationales sont toujours présentes ». Sur cette base, ils soutiennent la négociation en cours du futur accord, convention ou traité international pour la prévention, la préparation et la réponse aux futures pandémies, censé être adopté en mai 2024 (EUROPE 13044/23).
La déclaration finale parle d'« un instrument juridiquement contraignant, qui devrait contenir des éléments juridiquement contraignants et non contraignants ».
Le président du Conseil européen, Charles Michel, a tenu à rappeler qu'il était, avec le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l'origine de cette proposition, faite il y a deux ans, d'un « Traité sur les pandémies ». Selon lui, « c'est une démonstration concrète d'un grand multilatéralisme ancré dans la solidarité, la transparence et la coordination mondiale ».
Rappelons que l'UE entend continuer à se positionner comme chef de file d'une gouvernance mondiale de la santé, avec l'OMS en son centre (EUROPE 13052/23).
Voir la déclaration finale du G20 (en anglais) : https://aeur.eu/f/43 (Aminata Niang)