Les pays du G20 ont réitéré, mercredi 16 novembre, leur engagement en faveur d'une concrétisation « rapide » de la réforme de la taxation des multinationales.
Dans leur déclaration adoptée à l'issue du Sommet de Bali, ils demandent que les travaux sur le pilier I de la réforme relative à la taxation des géants du secteur numérique soient finalisés de façon à ce que la Convention multilatérale spécifique en cours de rédaction soit signée « avant la fin du premier semestre 2023 ».
Conscient des répercussions négatives que l'agression armée russe de l'Ukraine inflige à l'économie mondiale, déjà fragilisée par la pandémie de Covid-19, le G20 promet que ses pays membres déploieront des politiques budgétaires « agiles et flexibles », qui permettent de soutenir les catégories sociales les plus vulnérables face à la hausse des prix énergétiques et alimentaires. Les mesures adoptées doivent être « temporaires et ciblées » de manière à éviter qu'elles n'accroissent la pression inflationniste, souligne-t-il.
D'après le G20, les banques centrales des vingt plus grandes puissances économiques de la planète sont « fortement » mobilisées pour parvenir à la stabilité des prix. Elles continueront de calibrer de façon appropriée le rythme du resserrement de leur politique monétaire, en fonction de l'évolution des données macroéconomiques, tout en gardant à l'esprit l'importance de préserver la reprise économique.
FMI. Enfin, les pays du G20 demeurent désireux de réformer la gouvernance des organisations financières internationales. Notamment, ils souhaitent qu'une nouvelle formule de répartition des quotas au sein du FMI, reflétant davantage la réalité du poids économique de pays membres, soit présentée « d'ici au 15 décembre 2023 ».
Voir la Déclaration de Bali des pays du G20 : https://aeur.eu/f/437 (Mathieu Bion)