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Bulletin Quotidien Europe N° 13021
ÉTAT DE l'UNION / État de droit

La présidente de la Commission européenne attend des États membres qu'ils deviennent irréprochables dans la lutte contre la corruption

La Commission européenne veut « se battre pour la démocratie » européenne et la protéger à la fois des dangers extérieurs, mais aussi des « vices qui la corrompent de l’intérieur », a déclaré, mercredi 14 septembre, sa présidente, Ursula von der Leyen. Et un futur paquet révisant le cadre européen anti-corruption devra justement mettre ces engagements en musique.

Très attendue par les principaux groupes politiques du PE et alors que la Commission s’apprête à prendre une décision sur le règlement de la conditionnalité des fonds européens concernant la Hongrie, la présidente a assuré les élus de sa volonté de renforcer « l’indépendance du [système] judiciaire et la protection de notre budget ».

La Commission exigeant des pays candidats à l’UE qu’ils soient irréprochables sur le plan de l’État de droit ou de la corruption, elle doit aussi en exiger autant de ses propres membres. « Il faut aussi éradiquer la corruption chez nous » pour être « crédible », a déclaré la présidente, qui a annoncé un paquet législatif « pour l’année à venir ».

Ce paquet aura pour objet de lutter à la fois contre les interférences étrangères et la façon dont certaines puissances essaient financièrement « d’influencer notre système politique » avec « des institutions douteuses qui abusent de fonds publics », a-t-elle poursuivi.

Les règles européennes sur la lutte contre la corruption seront ainsi revues à la lumière de ces menaces, la Commission ayant le projet de revoir la définition des délits de trafic d’influence, d’enrichissement illicite, d’abus de pouvoir, a-t-elle expliqué. Il s’agira aussi d’élargir la définition de « corruption par pots-de-vin ».

Sur le plan extérieur, la corruption sera aussi introduite dans le régime de sanctions pour violations des droits humains, a-t-elle encore indiqué.

Ces propositions ont été bien accueillies au PE, notamment par le Français Stéphane Séjourné, chef de file du groupe Renew Europe. L’État de droit et les valeurs européennes « doivent être notre boussole », a-t-il déclaré. « Pas un centime ne doit par ailleurs aller à Viktor Orbán », dont le gouvernement relaie notamment « la propagande russe ». « On compte sur vous ! », a-t-il lancé à la présidente.

« L'UE doit prendre position contre les forces antidémocratiques », a commenté de son côté Ska Keller, la coprésidente allemande des Verts/ALE. Tout en saluant les « paroles fortes » d’Ursula von der Leyen sur l’État de droit, elle a considéré qu’une « action plus décisive » est nécessaire et que l'UE « a les outils pour concrétiser » cet engagement.

Lien vers la lettre d'intention de la Commission : https://aeur.eu/f/32a  (Solenn Paulic)

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