Le porte-parole du service européen pour l’action extérieure a fait part, vendredi 19 août, des préoccupations de l’UE concernant les raids et les mesures des forces israéliennes la veille contre des organisations de la société civile palestinienne à Ramallah.
« Une société civile libre et forte est indispensable pour promouvoir les valeurs démocratiques et pour progresser vers la solution des deux États », a-t-il souligné dans un communiqué. Selon lui, il est essentiel que ces organisations soient autorisées à poursuivre leurs activités « légitimes et pacifiques » et crucial de veiller à ce que la législation antiterroriste ne conduise pas à saper la société civile.
Le porte-parole a rappelé que certaines de ces organisations avaient été inscrites sur la liste des 'organisations terroristes' établie par le ministère israélien de la Défense en 2021. « Sur la base des informations fournies jusqu'à présent (par les autorités israéliennes), les allégations de mauvaise utilisation des fonds de l'UE par ces organisations n'ont pas été étayées », a-t-il précisé (EUROPE 12715/14).
Les ministères des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de l'Espagne, de la France, de l'Irlande, de l'Italie, des Pays-Bas et de la Suède ont dénoncé les raids israéliens. « Aucune information substantielle n'a été reçue d'Israël qui justifierait la révision de notre politique à l'égard des six ONG palestiniennes sur la base de la décision israélienne de les désigner comme des 'organisations terroristes'. Si des preuves convaincantes du contraire étaient apportées, nous agirions en conséquence », ont-ils ajouté.
Par ailleurs, le 9 août, l’UE a annoncé un soutien de 261 millions d'euros à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA). Cette contribution pluriannuelle aidera, à hauteur de 246 millions, à la fourniture de services essentiels aux réfugiés palestiniens et 15 millions iront à la facilité alimentaire et de résilience pour faire face à l'insécurité alimentaire et atténuer l'impact de la guerre en Ukraine. (Camille-Cerise Gessant)