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Bulletin Quotidien Europe N° 13004
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POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Plusieurs acteurs du secteur aérien montent au créneau pour réclamer la fin des indemnisations élevées des passagers en cas de retard

Plusieurs compagnies aériennes et associations du secteur ont profité du calme de la pause estivale pour monter au créneau et réclamer, début août, la fin des indemnités élevées versées aux passagers en cas de retard. Cette prise de position intervient alors que la Présidence tchèque du Conseil de l’UE - dont le mandat a débuté en juillet - avait laissé entendre qu’elle comptait relancer les discussions sur la révision des règles d’indemnisation.

« Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que si vous payez 50 euros pour le billet, puis que vous récupérez 300 euros, ce n'est pas juste », a jugé Thomas Reynaert, directeur général d’Airlines for Europe, le 5 août dernier, auprès du média Politico.

En 2013, la Commission européenne avait déjà proposé de revoir les règles en vigueur, tablant sur une fenêtre de cinq heures de retard avant qu’une indemnisation soit possible. La Commission européenne avait aussi proposé une liste de 'circonstances extraordinaires' qui permettent d’exonérer les compagnies du paiement d’indemnités. Problème toutefois, aucun consensus n’a encore été réellement trouvé sur la définition de 'circonstances extraordinaires'.

De leur côté, les associations de défense des droits des consommateurs veillent. « Si les agences de réclamation sont là, c'est parce qu'il n'y a pas d’application. Si les compagnies aériennes respectaient les droits des passagers, il n'y aurait pas de marché pour cela », a estimé, pour Politico, Steven Berger, juriste au sein du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC).

Pour le BEUC, le règlement ne devrait surtout pas être « édulcoré » et les compensations devraient être automatiques.

Reste à voir si la Présidence tchèque parviendra à trouver un compromis sur cette question au cours de son mandat, alors que les discussions sont bloquées depuis plusieurs années, en raison notamment d’une dispute territoriale entre l’Espagne et le Royaume-Uni concernant Gibraltar. (Thomas Mangin)

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