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Bulletin Quotidien Europe N° 13004
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / GrÈce

Athènes ne fait plus l'objet d'une surveillance budgétaire renforcée de ses créanciers institutionnels européens

Quatre ans après la finalisation du troisième plan de sauvetage grec, la Grèce ne fait plus l'objet, depuis samedi 20 août, de la surveillance budgétaire rapprochée que ses créanciers institutionnels européens lui avaient imposée à l'été 2018 (EUROPE 12958/2).

La Grèce clôt « un chapitre difficile de sa longue et fière histoire », a déclaré le même jour le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, dans un communiqué. Dans une lettre adressée début août au ministre grec des Finances, Christos Staïkoúras, il avait estimé que la Grèce a respecté « l'essentiel des engagements politiques » pris depuis la fin du programme d'ajustement économique en juin 2018, et qu'« elle a réussi à mettre en œuvre des réformes efficaces, même dans les circonstances difficiles créées par la pandémie de Covid-19 et, plus récemment, par l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine ».

D'autres réformes devront être accomplies d'ici novembre, notamment dans les domaines de la justice, de la santé et du cadastre. Elles feront l'objet d'un premier rapport élaboré dans le cadre de la surveillance budgétaire normale post-plan de sauvetage. Ce rapport servira de base à une décision de l'Eurogroupe sur l'octroi d'une dernière tranche d'aide financière.

Dans sa réponse à la missive de M. Gentiloni, M. Staïkoúras a souligné que le processus de réformes mené par le gouvernement actuel se poursuivra notamment dans le cadre du plan de relance grec, doté de 17,4 milliards d'euros, dans le cadre du Plan de relance européen Next Generation EU. « Pleinement dans les temps », le plan grec inclut des réformes et des investissements majeurs qui renforceront la capacité productive de la Grèce ainsi que sa cohésion sociale, a-t-il ajouté.

Selon les prévisions économiques de la Commission, la croissance en Grèce devrait atteindre 4,0% du PIB national cette année, après un rebond de 8,3% en 2021 lié à la levée des mesures de confinement imposées au plus fort de la pandémie de Covid-19. En 2022, le déficit public grec devrait diminuer à -4,3% du PIB et la dette publique à 185,7% du PIB, soit le ratio le plus élevé des pays de la zone euro.

Voir la lettre de M. Gentiloni : https://aeur.eu/f/2rt

Voir celle de M. Staïkoúras : https://aeur.eu/f/2ru  (Mathieu Bion)

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