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Bulletin Quotidien Europe N° 12958
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / GrÈce

Athènes ne devrait plus faire l'objet d'une surveillance budgétaire approfondie à partir d'août

La Commission européenne est d'avis que la Grèce ne devrait plus faire l'objet, à partir d'août prochain, d'une surveillance budgétaire approfondie mise en place en août 2018 au moment de la sortie du 3e plan de sauvetage grec (EUROPE 12046/1).

« Sur la base de notre évaluation et des efforts fournis par la Grèce, je pense que la Commission ne prolongera pas cette surveillance approfondie après août », a déclaré le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, lundi 23 mai, dans le cadre du processus budgétaire du 'Semestre européen'.

Après l'été, la Grèce devrait faire l'objet d'un suivi régulier au même titre que les autres pays de la zone euro ayant été soumis à la tutelle financière de l'Eurozone. Son objectif d'excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) sera ramené de 3,5 à 2,2% du PIB grec jusqu'en 2060.

Selon le programme de convergence grec transmis fin avril à la Commission, cet excédent budgétaire primaire devrait atteindre 2,0% du PIB en 2022 et 1,1% en 2023, des chiffres en ligne avec les projections de l'institution de l'UE.

La Commission a présenté le même jour son 14e rapport de surveillance sur la situation macroéconomique en Grèce, selon lequel Athènes a agi conformément aux engagements pris en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles. Notamment, la réforme sur la taxe immobilière ENFIA a été finalisée.

D'après le vice-président de la Commission, ce rapport est de nature à ouvrir la voie au versement, d'ici à fin 2022, d'une ultime tranche d'aide à hauteur de 748 millions, qui permettra d'alléger le service de la dette publique grecque.

Une telle décision devrait être prise par l'Eurogroupe à la mi-juin à Luxembourg et sera subordonnée à la finalisation de mesures déjà prévues. Ces mesures concernent notamment la fin des arriérés dans le paiement des retraites et l'acquisition de 40% des médicaments hospitaliers par des achats groupés.

Voir le rapport : https://aeur.eu/f/1se  (Mathieu Bion)

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