Réunis à Turin pour leur session annuelle, les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de l’Europe ont adopté, vendredi 20 mai, une nouvelle Recommandation destinée à protéger les droits des femmes et des filles migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile, la précédente n’ayant pas été révisée depuis 1979.
Sur base de conventions du Conseil de l’Europe telles que la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes ou celle sur la lutte contre la traite des êtres humains, ce texte traite de nombreuses questions, parmi lesquelles les installations de transit et d’accueil adaptées aux femmes et filles, leurs besoins spécifiques en matière de santé et la mise en place de politiques d’asile tenant compte de la dimension de genre.
Inscrite dans le « Plan d’action du Conseil de l’Europe sur la protection des personnes vulnérables dans le contexte des migrations et de l’asile en Europe (2021-2025) », la Recommandation fournit également des orientations sur les besoins des femmes en termes de services sociaux, d’emplois, d’éducation et de participation afin que les politiques publiques contribuent pleinement à l’intégration et à l’autonomisation des femmes et filles migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile.
Les conclusions du Comité européen pour la prévention de la torture figurent également dans les références de cette Recommandation, dont la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić, salue la précision.
« La guerre en Ukraine montre malheureusement que les femmes et les filles sont exposées à des risques importants », rappelle-t-elle.
Lien vers la Recommandation : https://aeur.eu/f/1rq (Véronique Leblanc)