La Présidence française du Conseil de l’UE (PFUE) a remis aux États membres, lundi 16 mai, le projet de conclusions relatif au développement d’une ‘posture cyber' européenne.
Le document appelle tout d’abord à renforcer la cyber-résilience et les capacités de protection et insiste sur le besoin d’une mise en œuvre rapide de la directive 'NIS2', qui doit permettre d’atteindre un niveau commun élevé de cybersécurité à travers l’UE. Un accord politique provisoire avait été trouvé entre le PE et le Conseil de l’UE le 12 mai dernier (EUROPE 12952/1).
En outre, le document invite également les États membres à « redoubler d’efforts » pour accroître le niveau global de cybersécurité via, notamment, des investissements dans l’innovation. Ceci participerait également, souligne le document, à augmenter la souveraineté technologique de l'UE.
Par ailleurs, le projet de conclusion de la PFUE insiste également sur la nécessité de renforcer la gestion « solidaire et globale » des crises par le biais de tests, d’une coopération opérationnelle et d’un partage des connaissances, à travers des réseaux déjà établis tels que l’équipe de réponse aux incidents informatiques (CSIRT) ou le réseau des organismes de liaison en cas de crise cybernétique (EU CyCLONe).
Enfin, le document aborde également la question de la coopération avec les organisations et partenaires internationaux. Sur ce point, le projet de conclusion réaffirme l’engagement des États membres à mieux « relier la stratégie de l'UE en matière de renforcement des capacités dans le cyberespace aux normes des Nations unies relatives au comportement responsable des États dans le cyberespace », en élaborant notamment des programmes de coopération et de renforcement des capacités adaptés afin de soutenir les États tiers dans leurs processus de mise en œuvre.
De la même manière, le document - rappelant les déclarations conjointes UE-OTAN de Varsovie en 2016 et Bruxelles en 2018 - met l’accent sur le fait de renforcer la cyber-coopération avec l’OTAN via des exercices et un partage des informations collectées.
Voir le projet de conclusions : https://aeur.eu/f/1sa (Thomas Mangin)