Le secrétariat général du Conseil a proposé, dans un document à destination des délégations des États membres daté du 17 mai, les priorités pour le partenariat entre l'UE et l'Égypte pour la période 2021-2027.
L'UE propose de travailler pour renforcer la résilience, construire la prospérité et soutenir la transformation vers une économie numérique et verte. Elle compte soutenir les efforts de l’Égypte pour promouvoir et réformer le développement social et la justice sociale ainsi qu'un dialogue social constructif et ouvert à tous et pour relever les défis sociaux et démographiques liés à une croissance démographique rapide, « notamment la pénurie d'eau et la vulnérabilité en matière de sécurité alimentaire ».
De plus, l’UE entend coopérer avec le Caire sur l'énergie, la promotion de l’action en matière de climat et d'environnement ou encore sur la transition verte du pays africain.
L’Union veut aussi renforcer son partenariat en politique étrangère, notamment sur la stabilisation du voisinage commun, et en termes de gestion et de prévention des crises. « La coopération continuera à viser à contribuer à la résolution des conflits, à instaurer la paix, à approfondir l'intégration économique régionale et à relever les défis politiques et économiques dans ces régions », précise le document, qui ajoute qu’un des objectifs de cette coopération sera d'élargir le partenariat UE-Égypte dans la région au sens large.
Les deux parties devraient également réaffirmer leur volonté de garantir l'État de droit, le plein respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le document précise également que la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent est un objectif commun de l'UE et de l'Égypte, « qui peuvent coopérer par le biais d'une approche globale ». Les deux parties devraient en outre souligner l'importance de continuer à collaborer sur tous les aspects de la migration et de la mobilité.
« L'UE et l'Égypte envisageront de développer la coopération judiciaire en matière pénale et civile et de négocier des accords de coopération entre les services répressifs égyptiens et européens », ajoute le texte. (Camille-Cerise Gessant)