Parlement européen, Conseil de l’UE et Commission ont la volonté de parvenir rapidement à un accord sur la proposition de règlement sur les batteries et leurs déchets.
L’eurodéputé César Luena (S&D, espagnol), qui présidait la commission de l’environnement du Parlement européen (ENVI), jeudi 28 avril, l’a confirmé à ses collègues en faisant un bref résumé de la première réunion de négociations interinstitutionnelles, qui a eu lieu le 20 avril (EUROPE 12936/4).
Évoquant un premier échange de vues sur les questions politiques les plus importantes et sur l’approche novatrice de cette législation » qui couvre tout le cycle de vie des batteries et imposera « un meilleur recyclage des batteries », il a fait état de la volonté commune d’intensifier les travaux pendant la Présidence française du Conseil et de tenir deux trilogues avant juillet. Le prochain aura lieu fin mai ou début juin.
Dans cette perspective, une coalition de 16 ONG de défense des droits humains et de l'environnement - dont Amnesty International, Human Rights Watch et Earthworks - a lancé, jeudi, un appel aux États membres de l'UE pour qu'ils renoncent à exclure du devoir de diligence dans la chaîne d'approvisionnement la bauxite, le cuivre et le fer, trois métaux qui figurent dans la liste des matières premières proposées par le Parlement européen.
« Ces trois minerais sont importants pour la production des batteries, mais trop souvent, leurs modes d’extraction et de traitement jouent un rôle majeur dans les atteintes aux droits humains et à l’environnement perpétrées dans le monde », a souligné Jim Wormington, chercheur sur la responsabilité des entreprises chez Human Rights Watch, dans un communiqué.
Les ONG rappellent notamment que la bauxite, principal minerai utilisé pour la production de l’aluminium, qui est essentiel pour la production de batteries, est la principale cause de la déforestation dans les concessions minières de la forêt amazonienne brésilienne. (Aminata Niang)