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Bulletin Quotidien Europe N° 12936
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ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

Les échanges commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni ont nettement baissé avec le Brexit et la pandémie, confirme la Commission

La Commission a présenté aux élus des commissions du commerce international (INTA) et des affaires étrangères (AFET) du Parlement européen, mercredi 20 avril, les résultats du premier rapport de mise en œuvre de l’accord de commerce et de coopération (ACC) avec le Royaume-Uni, entré en vigueur en 2021.

Un rapport publié le 24 mars dans lequel la Commission, sans surprise, insiste sur la situation moins favorable du Royaume-Uni en tant que pays tiers et où elle donne des statistiques sur les échanges commerciaux en baisse entre les deux partenaires.

Malgré l’ACC, les échanges et la coopération entre l’UE et le Royaume-Uni sont devenus plus complexes et plus difficiles qu’ils ne l’étaient lorsque le Royaume-Uni était membre de l’UE, a résumé le représentant de la Commission, expliquant que les exportations du Royaume-Uni vers l’UE ont chuté et qu’en sens inverse, « les exportations de l’UE vers le Royaume-Uni n’ont pas retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie ».

Il y a aussi un « net recul » dans le domaine des services.

Le représentant de la Commission a aussi noté de nouvelles complications dans le domaine de l’énergie et de l’électricité, avec des échanges commerciaux devenus également « plus ardus », la mise en œuvre de l’accord dans ce domaine se révélant par ailleurs plus compliquée que prévu.

Selon le rapport de la Commission, « s’il est encore trop tôt pour évaluer toute l’incidence économique de la sortie du Royaume-Uni du marché unique de l’UE, les données les plus récentes montrent que les flux commerciaux entre l’UE et le Royaume-Uni se sont partiellement stabilisés en 2021 après le recul initial qui a suivi la fin de la période de transition. Toutefois, ces flux sont restés inférieurs à ceux de 2019 et des années précédentes ».

En ce qui concerne les échanges de biens, Eurostat estime, pour 2021, « un montant de 146 000 000 000 d’euros d’importations de l’UE en provenance du Royaume-Uni, ce qui représente un net recul par rapport à 2020 (-13,6%) et à 2019 (-24,8%) ».

Les exportations de l’UE vers le Royaume-Uni sont estimées à 283 000 000 000 d’euros, soit une augmentation de 1,9% par rapport à 2020, mais qui restent inférieures de 11,4% au niveau enregistré en 2019.

« Tant les importations que les exportations de biens de l’UE avec le reste de ses partenaires ont fortement augmenté en 2021 par rapport à 2020 (+27% et +14,6%, respectivement) et [ont été] au-dessus des niveaux de 2019, avant la pandémie (12,5% pour les importations et 4,7% pour les exportations), tandis que les échanges avec le Royaume-Uni sont encore loin des niveaux d’avant la pandémie », indique le rapport.

Les machines et le matériel de transport, qui représentent une part importante des échanges bilatéraux, ont été particulièrement touchés. « En termes absolus, le total des importations et exportations de machines et de matériels de transport de l’UE avec le Royaume-Uni en 2021 était inférieur de plus de 52 milliards d’euros par rapport au niveau enregistré en 2019 ».

Les députés ont aussi interrogé la Commission mercredi sur le dumping social et règlementaire auquel pourrait déjà se livrer le Royaume-Uni. À ce stade, la Commission n’a pas encore vu de grande tendance de divergence règlementaire, a dit son représentant, mais elle surveille cela de très près.

Sur la question des subsides et des biens européens discriminés, la Commission a toutefois rappelé qu’une consultation de l’OMC a déjà été ouverte fin mars (EUROPE 12920/16) visant des subventions anglaises aux projets d'énergie verte.

Sur la question de la pêche, la Commission a indiqué que le sujet du partage des eaux était le plus compliqué, mais « on a réalisé de beaux progrès » sur les licences pour les bateaux européens.

Le Français François-Xavier Bellamy (PPE) a déploré que la Commission n’accorde pas assez d’attention à la fin de la transition en 2026 et au choc que représentera pour les pêcheurs européens la perte prévue de 25% des quotas actuels.

La Commission a indiqué que la réduction des quotas serait progressive d’ici 2026, mais a reconnu qu’une nouvelle difficulté apparaîtra avec l’obligation de négocier l’accès des bateaux aux eaux britanniques. « Nous sommes tout à fait vigilants » et conscients que « ce sera compliqué ».

Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/1b6 (Solenn Paulic)

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