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Bulletin Quotidien Europe N° 12929
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Pour le ministre Julien Denormandie, la proposition sur les émissions industrielles est « une aberration »

Le ministre français de l’Agriculture, Julien Denormandie, a vivement critiqué, jeudi 7 avril, la proposition visant à imposer des seuils d’émissions polluantes aux élevages jugés industriels.

Cette proposition révisant la directive de 2010 sur les émissions industrielles a aussi été critiquée par l’Espagne et le Copa-Cogeca (EUROPE 12928/21, 12926/2).

La Commission a proposé d’étendre le champ d’application du texte aux élevages de bovins, porcins et volailles comptant plus de 150 ‘unités de gros bétail’ (soit 150 vaches adultes, 10 000 poules, 500 porcs ou 300 truies environ), ce qui représenterait 185 000 exploitations dans l’UE.

« Est-ce qu’un élevage d’une centaine de vaches allaitantes dans nos montagnes en Europe est un élevage industriel ? La réponse est non ! », s’est emporté Julien Denormandie après le Conseil 'Agriculture'.

« Au même moment, on laisse entrer en Europe des viandes d’élevages utilisant des antibiotiques de croissance dans des fermes sud-américaines à 10 000 vaches. C’est une aberration », s’est-il indigné, rappelant l’appel de Paris à imposer une « réciprocité » des normes dans les échanges commerciaux.

« Plusieurs États membres ont fait état de leurs réserves avec la même force que la France », a affirmé M. Denormandie.

Le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a fait valoir que la proposition avait déjà été assouplie, puisque la Commission envisageait initialement d’inclure les exploitations à partir de 100 ‘unités de gros bétail’, seuil plus bas que celui finalement retenu dans la proposition.

« Nous devons en discuter. Ce n’est pas seulement la taille d’un élevage qui détermine si une exploitation est industrielle : parfois, un petit nombre d’animaux peuvent subir des conditions d’élevage intensif et parfois, on a un grand nombre d’animaux dans des pâturages d’élevages en plein air », a reconnu le commissaire.

La Commission estime que 13% des élevages européens seront concernés, couvrant 60% des émissions d’ammoniac (contre 18% aujourd’hui) et 43% des émissions de méthane (contre 3%). Objectif : aboutir à une baisse de 10% de ces émissions. (Lionel Changeur)

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