Les préparatifs du sixième sommet UE/Union africaine des 17 et 18 février à Bruxelles progressent tant du côté du Parlement européen que du Conseil de l'UE, avec encore des points d'interrogation que les Européens espèrent voir lever bientôt, au lendemain du sommet de l'Union africaine qui s'est tenu à Addis-Abeba les 5 et 6 février.
Les ambassadeurs des Vingt-sept auprès de l'UE ont poursuivi leurs travaux, vendredi 4 février, sur ce sommet, qui doit forger une nouvelle alliance UE/Afrique par un partenariat renouvelé, guidé par une vision commune à l'horizon 2030 et fondé sur la prospérité, la stabilité et les investissements.
Tels sont les grands axes du projet de déclaration politique de 3-4 pages transmis à la mi-janvier aux partenaires africains.
« On espère des commentaires cette semaine », a confié à EUROPE une source européenne (EUROPE 12882/15).
La Commission européenne a plaidé pour un engagement politique et financier, mais les calculs doivent encore être finalisés s'agissant des contributions des États membres qui serviraient de levier au plan d'investissement d'initiatives phares, qu'elle a préparées avec le Service européen pour l'action extérieure pour faire une offre attractive et déployer des projets concrets (EUROPE 12881/13).
Les sept tables rondes interactives qui auraient lieu les 17 et 18 février seraient chacune modérée par des Européens et des Africains (un ou deux coprésidents du côté européen par table ronde) sur les sujets suivants : - Financement de la croissance ; - Systèmes de santé et production de vaccins ; - Agriculture et développement durable ; - Éducation, culture et formation professionnelle, migration et mobilité ; - Soutien au secteur privé et intégration économique ; - Paix, sécurité et gouvernance ; - Changement climatique et transition énergétique, connectivité et infrastructures numériques et en matière de transports.
Préparatifs au PE et Semaine africaine du groupe S&D.
Le pré-sommet paneuropéen prévu le 10 février à Bruxelles ne pourra finalement pas se tenir dans sa forme initiale.
Il devait réunir des députés européens, des membres du Parlement panafricain, de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP/UE et la délégation du PE pour les relations avec l'Afrique du Sud (EUROPE 12843/8).
Des incertitudes concernant la représentation officielle des dirigeants de l'Organisation des États ACP (OEACP), liées à de nouvelles nominations à la tête de l'organisation, sont la cause de changement de programme.
Une réunion du Parlement européen remplacera donc la réunion du pré-sommet.
Le projet de déclaration pour le pré-sommet serait remplacé par une lettre à la présidente du Parlement, Roberta Metsola, signée par les présidents de toutes les commissions et délégations concernées. La lettre couvrirait les principaux volets de la politique du PE envers l'Afrique, à savoir : la coopération économique, l'investissement, le commerce ainsi que les questions de gouvernance et de sécurité.
Cette lettre devrait aussi s'inspirer de la résolution du Parlement européen du 25 mars 2021 intitulée 'Une nouvelle stratégie UE-Afrique - un partenariat pour un développement durable et inclusif.'
La cinquième édition de la 'Semaine africaine' du groupe S&D se tiendra ces 8 et 9 février pour débattre avec les partenaires africains de moyens de forger le partenariat futur. Voir le programme : https://aeur.eu/f/6j
« C'est une opportunité énorme de forger le futur, d'identifier les défis et de trouver ensemble des solutions », déclarait le 3 février Udo Bulmann (S&D allemand), lors de la présentation par visioconférence de cet événement. Il avait notamment cité la réponse à la crise de la Covid-19, « la tranformation numérique, le changement climatique et le développement durable ».
Maria Arena (S&D belge), pour sa part, avait insisté sur l'importance « d'investissements fondés sur la transparence, le développement économique et social des populations ». (Aminata Niang)