Troisième force politique du Parlement européen, le groupe Renew Europe entend peser dans l'élection du futur président du PE en janvier 2022, à mi-parcours de la législature (EUROPE 12838/10). Il a énoncé, lundi 6 décembre, trois conditions pour soutenir un candidat issu d'une force politique pro-européenne.
Appelant les forces pro-européennes à une discussion « constructive », le groupe de centre-droit dirigé par le Français Stéphane Séjourné demande l'élaboration d'une « liste des réformes prioritaires et institutionnelles pour les deux ans et demi de mandat » restants. Une telle « feuille de route » devrait inclure la création de « listes transnationales » lors des élections européennes de 2024, précise-t-il dans un communiqué.
Deuxième priorité : chaque candidat pro-européen à la présidence du Parlement devra être auditionné au sein du groupe Renew Europe en vue d'un échange « franc ». Une audition est déjà prévue mercredi 8 décembre avec Roberta Metsola (PPE, maltaise), seule candidate déclarée à ce stade (EUROPE 12839/21).
Enfin, le groupe Renew Europe est d'avis que « les nationalistes, qui méprisent nos valeurs communes, n'ont pas leur place » dans la gouvernance interne de l'institution de l'UE.
Sont visés par un potentiel cordon sanitaire les membres du groupe Identité et Démocratie et certains élus du groupe CRE, notamment ceux issus de partis nationaux, tels que le PiS polonais, qui négocient actuellement la création d'un groupe élargi europhobe au PE (voir autre nouvelle). (Mathieu Bion)