Les ministres de la Défense de 17 pays membres de l'organisation ont accepté, vendredi 22 octobre, lors d’une cérémonie de signature, de prendre la direction du développement du premier fonds d'innovation de l'OTAN.
Ces 17 pays sont la Belgique, la République tchèque, l’Estonie, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et le Royaume-Uni. Le Luxembourg a également proposé de fournir le cadre juridique et de contribuer aux coûts de mise en place du fonds.
« Ce fonds devrait permettre d'investir un milliard d'euros auprès d'innovateurs de toute l'Alliance travaillant sur des technologies émergentes et perturbatrices », a expliqué le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à l’issue de la réunion ministérielle. Selon lui, le fonds permettra de faire appel à d'autres sources d'investissement public et privé, de promouvoir les possibilités d'investissement et l'accès au marché dans l'ensemble de l'Alliance et de protéger les technologies et les entrepreneurs les plus innovants contre les concurrents.
En parallèle de ce fonds, l’OTAN met en place l'Accélérateur d'innovation de défense pour l'Atlantique Nord (DIANA) (EUROPE 12740/1). Dans le cadre de DIANA, les Alliés se sont engagés à fournir un réseau de centres d'essais technologiques et de sites d'accélération dans toute l'Alliance, afin de mieux mettre l'innovation civile au service de la sécurité des Alliés et de renforcer le lien technologique entre l'Europe et l'Amérique du Nord. « Nous devons veiller à ce que les Alliés soient en mesure d'exploiter les différentes technologies de manière transparente, entre leurs forces et les unes avec les autres », a précisé M. Stoltenberg.
Ces deux initiatives devraient être pleinement mises en œuvre d'ici le sommet de l'OTAN, à Madrid, fin juin 2022. (Camille-Cerise Gessant)