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Bulletin Quotidien Europe N° 12816
CONSEIL EUROPÉEN / SantÉ

La situation sanitaire dans l'UE n'occupera pas une « place centrale » dans les discussions du Conseil européen

La question sanitaire a de nouveau été inscrite à l’ordre du jour du Conseil européen qui se tiendra jeudi 21 et vendredi 22 octobre à Bruxelles. Elle ne fait cependant plus, à ce stade, figure de priorité.

« Pour la première fois, la Covid-19 ne sera plus un sujet central », « l'urgence s'est un peu estompée », ont concédé plusieurs sources diplomatiques à la veille de la réunion.

Dans les capitales et du côté de la Commission, on se prépare davantage à discuter de la flambée du prix de l’énergie et de l’État de droit (voir autres nouvelles).

La pandémie, toutefois, « n'est pas encore terminée et les chiffres sont en hausse dans plusieurs États membres », a insisté le président du Conseil, Charles Michel, dans la lettre d’invitation adressée aux chefs d’État ou de gouvernement.

L’Organisation mondiale de la santé indiquait en effet, mardi 19 octobre, que l’Europe était la seule région du monde où le nombre de cas avait augmenté la semaine dernière.

Les dirigeants seront donc conviés à faire un point sur la situation épidémiologique ainsi que sur l’hésitation et les cas de désinformation persistants vis-à-vis des vaccins.

Libre circulation. La question des restrictions à la libre-circulation devrait également de nouveau être mise sur la table.

Dans un projet de conclusions du Conseil daté du 18 octobre – et dont EUROPE a obtenu copie –, la révision des deux recommandations du Conseil sur les voyages non essentiels est notamment plébiscitée (EUROPE 12739/6).

Les dirigeants devraient, par ailleurs, appeler la Commission à accélérer ses travaux concernant la reconnaissance mutuelle des 'certificats Covid' avec les pays tiers.

Certains pourraient en outre demander à revoir les critères utilisés pour évaluer la situation épidémiologique des différents États. En appelant notamment à se fier aux taux d’hospitalisation plutôt que d’infection.

Solidarité internationale. Comme en juin dernier (EUROPE 12749/4), les dirigeants réitéreront leur attachement au partage des vaccins avec les pays tiers demandeurs. Ils ne devraient toutefois pas proposer d’action concrète en la matière.

Dans leurs conclusions, les Vingt-sept devraient seulement demander que « soient rapidement levés les obstacles qui entravent le déploiement des vaccins au niveau mondial » et inviter la Commission à poursuivre son dialogue direct avec les fabricants à cet égard.

À ce stade, à peine 30 millions de doses ont été livrées par l'UE, ses institutions financières et ses États membres (Team Europe) sur les plus de 300 millions promises, selon les données de l'OMS, de l'OMC et du Fonds monétaire international.

Union de la Santé. « Nous devons également prendre des mesures pour mieux nous préparer aux pandémies à venir », a enfin souligné le président du Conseil européen dans sa lettre.

À en croire le projet de conclusions, les dirigeants devraient, sur ce point, essentiellement faire écho aux positions avancées la semaine dernière par leurs ministres de la Santé, réunis à Ljubljana (EUROPE 12810/5).

Voir le projet de conclusions daté du 18 octobre : https://bit.ly/3B0jJVD (Agathe Cherki avec la rédaction)

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