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Bulletin Quotidien Europe N° 12816
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Tunisie

Les députés européens inquiets de la situation politique

Les députés européens ont fait part, mardi 19 octobre, de leurs préoccupations concernant la situation politique actuelle en Tunisie, un pays qu’ils ont qualifié d’important pour l’UE.

Si un nouveau gouvernement a été nommé, dirigé par Najla Bouden Romdhane, les activités du Parlement sont toujours suspendues et le Président Kaïs Saïed concentre les pouvoirs.

« La concentration des pouvoirs dans les mains seules du président est inquiétante sur la forme et le fond ; ce n’est pas un passage obligé pour sauver la démocratie », a résumé, pour Renew Europe, Frédérique Ries (belge). « Sauf à rompre avec la culture du dialogue, il appartient au président Saïed de capitaliser sur sa popularité pour rassembler plutôt que diviser, poser les gestes et les réformes qu’attendent les Tunisiens », a-t-elle ajouté.

Pour les Verts/ALE, Salima Yenbou (française) a appelé à une feuille de route claire. « J’entends qu’une partie de la population a confiance dans le président, mais cette confiance ne peut pas se substituer à long terme au bon fonctionnement des institutions », a-t-elle prévenu. « Saïed a frappé de plein fouet la démocratie tunisienne », a ajouté Adam Bielan (CRE, polonais), estimant que cette situation pourrait conduire à un affrontement violent avec la société.

Tout comme Michael Gahler (PPE, allemand), il a appelé à un dialogue national.

Alors que pour Thierry Mariani (ID, français), il faut laisser sa chance au nouveau gouvernement, Emmanuel Maurel (La Gauche, français) a estimé que ce gouvernement était une « première étape », mais que la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme n’était jamais bonne. « On a besoin d’un nouveau processus électoral », a-t-il ajouté.

De son côté, Maria Arena (S&D, belge) a estimé que l’UE devait redoubler d’efforts à l’égard de la Tunisie – touchée par une crise économique, sanitaire et politico-institutionnelle - et être aux côtés des citoyens tunisiens. « Les institutions européennes et les États membres doivent continuer à appuyer les aspirations démocratiques des Tunisiens », a aussi souligné M. Bielan.

Lors du débat, tout en saluant la nomination d’un nouveau gouvernement, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a rappelé qu’il était crucial que le président Saïed et les autorités tunisiennes, à tous les niveaux, restaurent pleinement l'ordre constitutionnel et institutionnel, y compris l'activité parlementaire.

Il a précisé que, lors de sa conversation avec M. Saïed, vendredi 15 octobre, ce dernier lui avait assuré qu’il avait l'intention de limiter ce qu'il a appelé une 'période de mesures exceptionnelles' et de s'engager dans un dialogue national pour jeter les bases d'un nouveau départ de la démocratie tunisienne. « Il s'agit maintenant de mettre cela en pratique, avec un calendrier précis », a prévenu M. Borrell. (Camille-Cerise Gessant)

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