Les études récentes analysant les effets possibles sur l'agriculture de l’UE des stratégies ‘de la ferme à la table’ et ‘biodiversité’ « doivent être prises en compte avec prudence », a estimé, lundi 18 octobre, la Commission européenne (voir autre nouvelle).
« Ces études, dont celle du Centre commun de recherche, fournissent à la fois à la communauté scientifique et aux décideurs politiques des informations précieuses sur le choix des outils politiques à mettre en œuvre pour atténuer les risques », dit la Commission (EUROPE 12812/5, 12812/6).
Or, selon l’institution, « les modèles utilisés dans toutes les études ne sont pas en mesure de tenir compte des changements du côté de la demande ou du soutien apporté par les nouvelles initiatives législatives et la nouvelle politique agricole commune. Par conséquent, les études ne couvrent que quelques éléments des stratégies et doivent être traitées avec prudence ».
La Commission a publié un tableau sur les éléments pris en compte par chaque étude.
Les adversaires de la stratégie 'de la ferme à la table' brandissent les conclusions des études pour alerter sur la baisse de la production agricole qui découlerait des objectifs chiffrés de cette stratégie.
À l'inverse, notamment, le groupe Renew Europe au Parlement européen considère que ces études sont, selon le Français Pascal Canfin, « au mieux partielles, au pire partiales ».
Lien vers le tableau de la Commission : https://bit.ly/3jfbM99 (Lionel Changeur)