Le Conseil des ministres des Affaires étrangères a annoncé, lundi 18 octobre, que l’UE était prête à poursuivre le mandat exécutif de l'opération EUFOR Althea dans le cadre d'une autorisation renouvelée des Nations unies.
« Le Conseil se félicite de la présence continue de l'opération Althea, qui, à la suite des examens stratégiques de 2017 et 2019, s'est recentrée sur son mandat principal, à savoir aider les autorités de Bosnie-Herzégovine à maintenir un environnement sûr et sécurisé sur la base d'un modèle solide de renseignement prédictif », précisent les conclusions adoptées par les ministres.
L’opération continue en outre de mettre en œuvre les autres tâches découlant de l'accord-cadre général pour la paix et l'entraînement collectif avec les forces armées du pays.
Selon le Conseil, malgré la pandémie de Covid-19, l'opération est restée pleinement opérationnelle et a continué à soutenir le pays. Il importe aussi de poursuivre la coordination d'EUFOR Althea avec les autres acteurs internationaux sur le terrain, ajoute-t-il.
« La présence de l'opération continue de jouer un rôle essentiel pour la stabilité et la sécurité dans le pays, dans le cadre de la stratégie globale de l'UE pour la Bosnie-Herzégovine », rappelle le Conseil, qui réaffirme son attachement sans équivoque à la perspective européenne du pays en tant que pays unique, uni et souverain. Il regrette donc « profondément » la crise politique prolongée que traverse le pays et condamne le blocage des institutions de l'État.
Tous les dirigeants politiques doivent renoncer aux discours et aux actions provocateurs et qui sèment la discorde, notamment ceux remettant en cause l'intégrité territoriale du pays, et ils doivent mettre leurs efforts communs au service des 14 priorités recensées par la Commission européenne, estime le Conseil.
Réitérant sa demande auprès des autorités bosniennes, avec le soutien de la communauté internationale, d’intensifier leurs efforts sur l'élimination des munitions, des armes et des explosifs excédentaires et sur le déminage humanitaire, l’UE s’est dite prête à continuer de soutenir les activités de déminage humanitaire.
Voir les conclusions : https://bit.ly/3FPS2ma (Camille-Cerise Gessant)