La majorité des groupes politiques du Parlement européen ont soutenu la proposition du président David Sassoli d’introduire un certificat Covid-19 ou 'pass sanitaire' afin de faciliter l'accès aux locaux du PE et, par là même, de retourner à un fonctionnement proche de la normalité, jeudi 7 octobre, lors de la réunion de leurs présidents (CoP).
L’objectif serait d'accroître le nombre de réunions organisées en présentiel en requérant, dès novembre, la présentation du 'pass sanitaire' pour le personnel et les eurodéputés. Toutes les entrées du PE seraient ouvertes. Les interprètes pourraient être de nouveau à deux en cabine.
La plupart des présidents ou représentants des groupes politiques - Manfred Weber (PPE, allemand), Iraxte García Perez (S&D, espagnole), Ska Keller (Verts/ALE, allemande) - ont plaidé pour une certaine flexibilité, notamment pour les réunions en commission parlementaire, ceci afin de prendre en compte les cas de quarantaine, notamment. Au nom du groupe Renew Europe, le Néerlandais Malik Azmani a souhaité que la règle du 'pass sanitaire' soit appliquée dès octobre.
Mme Keller aurait été moins enthousiaste et aurait préféré la stricte application de la loi belge qui n'impose pas le 'pass sanitaire' pour accéder au lieu de travail. Marco Zanni (Identité et Démocratie, italien) aurait indiqué qu’il est impossible d’imposer le certificat aux eurodéputés, en raison de leur droit à exercer librement leur mandat. Martin Schirdewan (La Gauche, allemand) se serait également montré prudent, tout comme Ryszard Legutko (CRE, polonais), qui aurait préféré maintenir le statu quo.
La CoP a décidé de mener de nouvelles évaluations et de maintenir des sessions hybrides jusqu’au 1er novembre. Le Parlement européen fonctionne en format hybride depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19 au printemps 2020 (EUROPE 12454/2). (Pascal Hansens)