L’Institut Jacques Delors a publié, mercredi 6 octobre, un document présentant des pistes de solutions afin de répondre à la flambée des prix de l’énergie en Europe.
À très court terme (hiver 2021-2022), estime ce centre de réflexion, il revient aux États membres de l’Union européenne d’utiliser les moyens dont ils disposent (baisse de la TVA, suspension d’impôts, subventions directes, hausse des aides sociales) « pour apporter des réponses concrètes à l’urgence humaine et sociale », étant donné que les marges de manœuvre de l’UE sont très limitées.
À moyen terme (2022-2030), l’institut considère que l’UE doit utiliser le futur paquet législatif sur le gaz, prévu pour décembre, comme une opportunité de tenter d’aménager une sortie des énergies fossiles, y compris du gaz, car « le seul moyen de nous sortir des crises des prix des énergies fossiles, c’est de sortir des énergies fossiles ».
Il recommande ainsi : - de prévoir des obligations de rénovation des bâtiments pour certains propriétaires dans le cadre de la révision de la directive (2010/31) sur la performance énergétique des bâtiments ; - d’interdire dès 2025 la vente des chauffe-eau fonctionnant aux énergies fossiles à des fins de chauffage résidentiel ; - de développer les sources de chaleur d’origine renouvelable et l’hydrogène vert ; - d’augmenter les fonds alloués au futur ‘Fonds social pour le Climat’ ; - de créer une « centrale européenne d’achat du gaz ».
Voir les propositions de l’Institut Jacques Delors : https://bit.ly/3iI85J4 (Damien Genicot)