Le Parlement européen a condamné, jeudi 7 octobre, la réponse violente généralisée des forces militaires du Myanmar (Tatmadaw) à toute forme de protestation et les graves violations des droits de l’homme commises à l’encontre de la population birmane.
Ces violations « constituent des crimes contre l’humanité », dénoncent les députés dans la résolution commune des groupes Renew Europe, S&D, PPE et CRE qu’ils ont adoptée (647 voix pour, 2 contre et 31 abstentions). Ils demandent une enquête « immédiate, rigoureuse, indépendante et transparente sur les crimes commis dans le pays par l’armée et que leurs auteurs soient traduits en justice ».
La résolution dénonce en particulier le fait que des minorités ethniques et religieuses sont ciblées. Rappelant la nature pluriethnique du pays, les députés exhortent l’armée à respecter pleinement les droits inaliénables de chaque ethnie. Ils réitèrent notamment leur condamnation des violations des droits de l’homme et des attaques systématiques et généralisées contre la population rohingya.
Par ailleurs, les députés sont « consternés » par les attaques, le harcèlement, la détention et la torture des professionnels de la santé, en particulier pendant la crise sanitaire actuelle de la Covid-19, appelant à leur cessation immédiate. « Il incombe aux autorités birmanes de garantir un accès complet aux soins de santé », préviennent-ils.
Face à ces violations, le Parlement européen appelle à des sanctions supplémentaires.
Voir la résolution : https://bit.ly/3Bo99J3 (Camille-Cerise Gessant)