Les membres de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen ont adopté à une large majorité (61 voix pour, 10 contre et 7 abstentions), mardi 28 septembre, le projet de rapport amendé de María Spyráki (PPE, grecque) réclamant des objectifs contraignants en matière de mesure et de réduction des émissions de méthane (CH4).
Saluant ce résultat, Mme Spyráki a insisté sur le besoin d’« agir immédiatement » et d’obtenir « des résultats concrets en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre » pour lutter contre le changement climatique.
Dans le texte adopté, on estime en effet que la réduction des émissions de méthane d’origine humaine – provenant essentiellement des combustibles fossiles, de l’agriculture et du secteur des déchets – constitue « l’une des stratégies les plus rentables pour ralentir le changement climatique tout en améliorant la qualité de l’air et en protégeant la santé des citoyens ».
Lundi, les eurodéputés avaient approuvé l’ensemble des amendements de compromis, dont l’un sur les importations de combustibles fossiles (EUROPE 12799/2).
Le rapport demande en outre à la Commission européenne de fixer des objectifs européens contraignants pour les déchets commerciaux et industriels et de proposer des objectifs pour plafonner la production de déchets résiduels lors de la révision de la directive sur les déchets et de la directive sur la mise en décharge, prévue pour 2024.
S’il est moins présent dans l’atmosphère que le CO2, le méthane a un potentiel de réchauffement global (PRG) 28 fois supérieur à ce dernier sur une durée de 100 ans, et 84 fois supérieur sur une échelle de 20 ans, faisant du CH4 le deuxième gaz à effet de serre contribuant le plus au dérèglement climatique.
Le projet de rapport sera soumis aux voix de l’ensemble du Parlement lors de la deuxième session plénière d’octobre, qui se tiendra du 18 au 21. (Damien Genicot)