Un collectif de plus de 50 ONG et organisations agricoles a de nouveau fustigé, mardi 7 septembre, une approche biaisée de la Commission européenne, qu’elles accusent de suivre sans critique les desiderata de l’industrie des biotechnologies pour déréglementer les nouveaux produits OGM destinés à l’alimentation, au mépris du principe de précaution et des normes de protection de l'environnement et des consommateurs.
En cause : l'étude des Services à la Santé de la Commission d’avril sur les nouvelles techniques génomiques, qui plaide la simplification de la procédure d’autorisation des OGM dans l’UE au motif que la directive ‘OGM’ de 2001 (2001/18/CE) n’est plus adaptée à ces techniques (EUROPE 12718/12, 12709/17).
Si les ministres européens de l'Agriculture soutiennent cette approche (EUROPE 12728/6), les ONG reprochent à la Commission une approche « biaisée dès le départ », à savoir dès la phase de consultation.
Elles affirment que : - la Commission s'est trop appuyée sur les affirmations invérifiables de l'industrie selon lesquelles les nouveaux OGM permettraient de faire face à la crise climatique ; - l'institution n'a pas tenu compte d'un grand nombre de preuves et d'analyses scientifiques indiquant les risques liés aux nouvelles techniques ; - elle minimise de manière trompeuse la prédominance de la tolérance aux herbicides dans les nouvelles cultures génétiquement modifiées ; - la Commission affirme de façon douteuse que les nouveaux OGM ne peuvent être détectés.
Pour consulter le document des ONG (en anglais) : https://bit.ly/3BUgIqL (Aminata Niang)