S’il n’est pas maitrisé, le changement climatique aura un impact significatif sur la santé respiratoire de nombreuses populations, y compris en Europe, souligne un rapport de l’Economist Intelligence Unit (EIU), la société sœur du journal britannique The Economist, publié le 7 septembre.
Commandé par la société pharmaceutique Chiesi, ce document note notamment que les décès prématurés dus à l’ozone, un facteur clé de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies respiratoires, ont augmenté de 20% au cours de la période 2009-2018. Il a ainsi été responsable de 20 600 décès prématurés en Europe pour la seule année 2018.
Or, cette situation risque d’empirer, prévient l’EIU, car le changement climatique favorise les conditions atmosphériques nécessaires à la formation d’ozone troposphérique.
Autre impact mis en avant par le rapport : l’augmentation du risque de décès prématuré chez les patients souffrant de troubles respiratoires en raison de l’augmentation de la température.
Une analyse mentionnée par le rapport a ainsi prédit qu’il y aura plus de deux fois plus d’admissions à l’hôpital pour des troubles respiratoires liés à la chaleur entre 2021 et 2050 qu’entre 1981 et 2010 en Europe.
Enfin, le rapport alerte également sur les risques liés au pollen. Avec des températures plus élevées, les saisons de floraison sont plus longues, créant plus de pollen qui est plus allergène et reste plus longtemps dans l’air, le rendant de plus en plus dangereux pour la santé respiratoire.
Voir le rapport : https://bit.ly/3ne3dyf (Damien Genicot)