La destruction d'emplois a été cinq fois plus importante dans les zones rurales que dans les villes en raison de la pandémie, selon le dernier rapport sur l’emploi et l’évolution sociale en Europe (ESDE), publié mardi 6 juillet par la Commission européenne.
L’étude montre que les régions méditerranéennes ont été les plus affectées par les pertes d’emplois, notamment en raison de la forte dépendance de ces régions de l’activité touristique. À l'inverse, les régions qui ont le mieux résisté face à la pandémie sont celles qui présentent une productivité régionale élevée, qui sont fortement innovantes, où la population a un niveau d’éducation élevé et dont les emplois peuvent être exercés à distance.
Les auteurs de l’étude notent que, déjà avant la pandémie, les disparités régionales et les clivages entre zones rurales et urbaines étaient déjà présents et ont augmenté dans tous les États membres ces 15 dernières années.
Toutefois, les différences de PIB régional par habitant au sein d'un même pays ont augmenté de façon plus marquée en Irlande, en France et au Danemark. À l'inverse, dans certains pays, la variation du PIB par habitant entre les régions a légèrement diminué (au Portugal, en Autriche, en Lettonie et en Finlande).
En outre, le rapport montre que les États membres où le dialogue social est solide ont réagi le plus efficacement, notamment pour activer le chômage partiel.
Certains résultats semblent aller à rebours d’études antérieures. La baisse du taux d'emploi dans l'Union a été légèrement plus importante pour les hommes que pour les femmes. Toutefois, indiquent les auteurs du rapport, la destruction du temps de travail a été plus marquée pour les femmes que pour les hommes.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/3wosdDG (Pascal Hansens)