login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12757
Sommaire Publication complète Par article 16 / 37
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Économie

La Commission européenne assure ne pas avoir suspendu l'évaluation du plan de relance hongrois

La commissaire européenne aux Valeurs, Věra Jourová, s'est inscrite en faux, mercredi 7 juillet, contre les allégations parues dans la presse allemande selon lesquelles la Commission européenne aurait suspendu son évaluation du plan de relance hongrois afin de faire pression sur le gouvernement de Viktor Orbán tant que la loi hongroise stigmatisant les personnes LGBTI n'est pas retirée.

« Je ne peux pas confirmer, à ce stade, que cela s'est produit. La presse allemande n'a pas raison », a déclaré Mme Jourová, à Strasbourg lors d'un débat en session plénière du PE sur le respect des droits fondamentaux et de l'État de droit en Hongrie (voir autre nouvelle).

Devant la presse, à Bruxelles, une porte-parole de la Commission chargée des questions économiques, Marta Wieczorek, a indiqué que l'institution de l'Union européenne continuait l'évaluation du plan de relance hongrois sur la base des onze critères définis dans le droit de l'UE. « Il n'y a pas de suspension », a-t-elle affirmé.

La Commission a jusqu'au lundi 12 juillet pour présenter son évaluation du plan de relance doté de 7,2 milliards d'euros de subventions, que la Hongrie avait présenté le 12 mai (EUROPE 12719/12). Budapest n'a pas demandé une extension de la durée d'examen de son plan, contrairement à la Pologne (jusqu'à début août) ainsi que l'Estonie, la Roumanie et la Suède (les trois pays jusqu'à fin septembre).

Plus tôt dans la journée, le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, a rappelé que chaque plan de relance doit intégrer une partie substantielle des recommandations de politique socioéconomique que l'échelon européen a adressées à chaque État membre en 2019.

Selon lui, la Commission veut s'assurer que la consommation de l'aide européenne par Budapest n'enfreint pas la protection des intérêts financiers de l'UE. Il a cité l'importance qu'un mécanisme robuste de contrôle et d'audit de l'utilisation des fonds européens soit en place en Hongrie, qu'aucune discrimination n'ait lieu entre bénéficiaires finaux et que plusieurs questions liées au respect de l'État de droit soient affrontées (exemples : accès à l'information par le public, indépendance du système judiciaire, supervision de la passation des marchés publics).

« Il s'agit de travailler sur les aspects qui concernent le respect de l'État de droit dans le cadre du Plan de relance européen. Je vous assure que la Commission utilisera ces moyens », a souligné M. Gentiloni.

Même son de cloche de la présidente de l'institution européenne, Ursula von der Leyen, devant le PE : « Dans les plans de relance nationaux, nous incorporons des systèmes robustes de contrôle, des jalons pour suivre les versements financiers. Nous examinons les mesures de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption ainsi que la lutte contre la fraude ». (Mathieu Bion avec Agathe Cherki)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES