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Bulletin Quotidien Europe N° 12753
INSTITUTIONNEL / Eu2021si

La Slovénie entame sa Présidence du Conseil de l’UE sur fond de problèmes d’État de droit

La Slovénie a pris, jeudi 1er juillet, la Présidence du Conseil de l’UE. Au-delà de ses quatre priorités – la reprise et une plus grande résilience de l'UE, réfléchir sur l'avenir de l'Europe, renforcer l'État de droit et les valeurs européennes et assurer la sécurité et la stabilité dans le voisinage européen - c’est la situation de l’État de droit dans le pays qui inquiète.

Soutien au Premier ministre hongrois concernant la loi stigmatisant les personnes LGBTI, liberté des médias (EUROPE 12734/26) ou encore retard dans la nomination des procureurs délégués pour le Parquet européen, les sujets d'inquiétude sont nombreux.

Devant la presse, Mme von der Leyen, a rappelé que la Présidence du Conseil de l’UE avait un rôle important à jouer dans les dossiers liés à l’État de droit. Le Conseil devrait discuter, mi ou fin juillet, des rapports sur l'État de droit.

« La confiance est notre atout le plus précieux. La confiance dans des institutions solides, la confiance dans un système judiciaire indépendant et efficace, la confiance dans des médias libres, indépendants et correctement financés, la confiance dans le fait que la liberté d'expression, la diversité et l'égalité sont toujours respectées et que l'État de droit et les valeurs européennes sont toujours invoqués », a énuméré Mme von der Leyen.

Selon le Premier ministre slovène, Janez Janša, « l'État de droit est le cadre de base de la civilisation européenne. Sans État de droit, la civilisation n'existe pas ».

Interrogée sur le fait que la Slovénie n'a toujours pas nommé ses procureurs délégués (EUROPE 12751/23), Mme von der Leyen a estimé qu'il était urgent que cela soit fait. De son côté, le Premier ministre slovène n’a pas compris le procès intenté à son pays. Il a rappelé que certains pays ne participaient pas au Parquet européen et que leur gestion des fonds européens n’était pas pour autant remise en cause.

« Nous répétons la procédure de sélection (…), nous sommes un État souverain et nous devons respecter notre propre législation », a-t-il ajouté, espérant que la procédure sera terminée à l’automne.

De même, concernant la liberté des médias et d'expression dans le pays, la présidente de la Commission a expliqué que la liberté des médias était un élément central de chaque société démocratique. « Nous avons besoin de médias libres, critiques », a-t-elle ajouté, précisant que la Slovénie devait assurer l’indépendance et le financement propre des médias. Elle a espéré qu'une solution rapide sera trouvée pour débloquer le financement de l’agence de presse nationale STA par le gouvernement slovène (EUROPE 12687/1). 

Selon M. Janša, il s'agit d'un problème de documents et, une fois ceux-ci reçus, le gouvernement paiera. « Maintenant, nous avons une solution et le problème va disparaître », a-t-il promis. 

Interrogé sur son soutien à Viktor Orbán lors du Conseil européen concernant la nouvelle loi stigmatisant les personnes LBGTI en Hongrie, M. Janša a expliqué qu’il appartenait aux parents d’éduquer leurs enfants. « Personne n'a dit qu'il était en désaccord sur le fait que l'on naît tous égaux, que l'on a les mêmes droits. Cependant, l'UE est faite de 27 États membres avec des histoires et des cultures différentes », a expliqué M. Janša. Il a rappelé qu'il était possible d'engager une procédure devant un tribunal, si l'on pense que les normes de l'UE n'ont pas été respectées.

Il est très clair que la protection des minorités est l'un des principes fondateurs de l'UE, c'est ce qui est en question dans la loi hongroise, a expliqué pour sa part Mme von der Leyen. Elle a rappelé que la Commission avait envoyé une lettre de mise en demeure à Budapest.

Plan de relance. La venue du Collège des commissaires européens à Ljubljana a aussi été l’occasion pour la Commission européenne d’adopter une évaluation positive du plan de relance et de résilience de la Slovénie de 2,5 milliards d’euros : 1,8 milliard d’euros de subventions et 705 millions d'euros de prêts.

Plus d'informations sur les plans dont l'analyse est finalisée : https://bit.ly/3gG3k0D

Voir le programme de la Présidence : https://bit.ly/3xciZMj (Camille-Cerise Gessant avec Agathe Cherki)

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