La situation humanitaire tragique et les violations massives des droits de l’homme au Tigré, en Éthiopie, ont été discutées par les ministres européens des Affaires étrangères, le 11 juin à Luxembourg, comme un sujet d’actualité particulièrement préoccupant, après le rejet de tout cessez-le-feu humanitaire alors que des centaines de milliers de personnes sont menacées de famine (EUROPE 12740/14).
« Nous avons examiné la situation au Tigré, en Éthiopie, où le cessez-le-feu humanitaire a été rejeté et où les atrocités commises en violation des droits de l’homme sont alarmantes, poussant un nombre estimé à 400 000 personnes vers une famine créée par l’homme », a déclaré le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, devant la presse, à l’issue de la réunion.
L’Éthiopie sera de nouveau inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil 'Affaires étrangères' de l’UE, le mois prochain, a annoncé le Haut représentant.
Dans une déclaration publiée vendredi 18 juin au nom des Vingt-Sept, M. Borrell avait par ailleurs pris note d’« une étape importante », à savoir le fait que la majorité des électeurs éthiopiens soient invités à participer aux élections du 21 juin, précisant que « certaines circonscriptions voteront plus tard, en partie en raison de problèmes de sécurité et de logistique ».
Il demandait alors « au gouvernement et aux autorités locales et régionales d’assurer un processus transparent et sûr » ainsi que démocratique. (Aminata Niang)