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Bulletin Quotidien Europe N° 12745
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SOCIAL / Social

Lancement de la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme

Les institutions européennes, les ministres compétents et la société civile ont signé, lundi 21 juin, la déclaration de Lisbonne pour lancer la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme, lors d'une conférence de haut niveau à Lisbonne.

Prévue dans le plan d’action sur la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux (EUROPE 12716/3) et dans le programme de travail de la Présidence portugaise du Conseil de l’UE (EUROPE 12679/26), cette déclaration affirme toute une série de principes et d’objectifs.

Les signataires s’engagent à ce que personne n’ait à dormir dans la rue par manque de logement d’urgence « accessible et sûr » et/ou ne vive dans un logement d’urgence plus longtemps que nécessaire pour obtenir un logement permanent.

Ils affirment que toute personne sortant d’une institution (comme une prison ou un hôpital) doit se voir offrir un logement « approprié ». Ils soulignent l’importance d’éviter les expulsions. Le cas échéant, la personne doit être aidée pour trouver un logement. Enfin, la déclaration interdit toute discrimination sur la base d’un statut de sans-abri.

Ainsi, la plateforme vise à promouvoir l’échange entre les politiques et le personnel de terrain, aussi pour mieux exploiter les possibilités de financement européennes. L’objectif est également de faire un suivi renforcé du sans-abrisme. La plateforme met également sur pied un prix européen pour éradiquer le sans-abrisme. Enfin, les signataires de la déclaration prennent rendez-vous en 2030 pour faire le point sur l’éradication du sans-abrisme.

À la Commission européenne, il est demandé entre autres de faire un suivi dans le cadre du processus budgétaire 'Semestre européen'. Le Comité de la protection sociale (SPS) fournira à ce titre des analyses quantitatives et qualitatives.

La société civile demandeuse

Vendredi 18 juin, plusieurs organisations européennes engagées dans cette lutte (FEANTSA, Housing Europe, IUT et la Fondation Abbé Pierre) avaient publié une déclaration commune pour lutter contre les expulsions afin de limiter le phénomène du sans-abrisme. En effet, selon les organisations, la pandémie a fragilisé nombre de personnes vulnérables qui sont menacées de perdre leur logement au moment de la levée des moratoires sur les expulsions. Par ailleurs, elles demandent des mesures supplémentaires, notamment l'allègement de la dette des familles vulnérables.

Risque de vœu pieux

La veille, le rapporteur spécial de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté, le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à un logement convenable et la représentante régionale pour l'Europe auprès du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme lançaient un avertissement aux États membres dans une tribune publiée dans le quotidien belge La Libre.

Selon eux, ces engagements risquent de demeurer lettre morte, sans une base de données fiable et désagrégée (par revenu, par sexe, par ethnie, par âge, statut migratoire, etc.). Ils réclament la fin de la criminalisation du sans-abrisme et que soit reconnu comme droit fondamental le droit au logement.

Pour consulter la déclaration de la plateforme : https://bit.ly/3xBp7xk (Pascal Hansens)

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