Dans une version révisée d’une déclaration commune datant de début mai (EUROPE 12713/7), onze États membres de l’Union européenne (l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, le Danemark, l’Estonie, l’Espagne, l’Irlande, le Luxembourg, la Lettonie, les Pays-Bas et la Suède) appellent à rejeter la possibilité que le règlement de l’UE (347/2013) sur les réseaux transeuropéens d’énergie (RTE-E) couvre le mélange (‘blending’) d’hydrogène avec du gaz naturel.
« Le (règlement) RTE-E ne doit pas faciliter les investissements dans les infrastructures de combustibles fossiles ni le mélange d’hydrogène avec des combustibles fossiles », indique ainsi le nouveau document obtenu par EUROPE mardi 1er juin.
Pour ces onze États membres, la révision du règlement RTE-E doit contribuer à « l’élaboration d’un cadre permettant de s’affranchir de la dépendance aux combustibles fossiles », en fournissant des incitations à investir dans « le système énergétique de l’avenir afin d’éviter les effets de blocage (lock-in) et les investissements irrécupérables (sunk investments) ».
Cette prise de position semble être une réponse au dernier projet de compromis de la Présidence portugaise du Conseil relatif à la révision du RTE-E. La proposition portugaise prévoit en effet d’inclure une période transitoire pendant laquelle les actifs gaziers réaménagés pourraient être utilisés pour le transport ou le stockage d’un mélange prédéfini d’hydrogène et de gaz naturel ou de biométhane (EUROPE 12727/4).
La révision du règlement RTE-E fera l’objet d’une discussion des ambassadeurs des États membres auprès de l’UE (Coreper) mercredi 2 juin, en préparation de la réunion des ministres de l’Énergie du 11 juin.
Voir la déclaration commune : https://bit.ly/34yu9ye (Damien Genicot)