Au lendemain du sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO consacré à la situation au Mali, désormais dirigé par le colonel Assimi Goïta, l’UE a réagi, dans la soirée du lundi 31 mai, en prenant « note de ces délibérations, notamment la suspension du Mali des instances de la CEDEAO », et en insistant sur l’importance de la médiation de cette organisation régionale pour la suite.
« Cette médiation qui a notre total soutien doit se poursuivre dans les jours à venir. Nous soutenons tout particulièrement le maintien du calendrier des élections présidentielles au 27 février 2022 selon les termes définis par la CEDEAO », a souligné le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, dans une déclaration publiée au nom des Vingt-sept.
« En lien avec les partenaires régionaux et internationaux, nous suivons avec attention les prochains développements afin de déterminer la nature et l’ampleur de notre soutien au cours des prochains mois », prévient l'UE. Elle réitère qu'elle « condamne l’incarcération et la mise à l’écart du Président et du Premier ministre de transition, intervenue il y a quelques jours ».
À Bamako, les chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO ont demandé, dimanche, la nomination d’un Premier ministre civil et la formation d’un gouvernement inclusif, mais n'ont pas imposé de sanctions. (Aminata Niang)