Les députés européens réunis en séance plénière ont adopté, par 453 voix pour (92 voix contre et 154 abstentions), mardi 27 avril, un projet de résolution non législative pour des transports maritimes plus efficaces et plus propres.
Le texte appelle à une transition neutre en carbone à l’horizon 2050, une réduction des émissions issues des transports maritimes, la décarbonation des ports européens ainsi que la suppression progressive du fioul lourd.
C’est autour de ce point que s’étaient d’ailleurs polarisées les tensions en commission parlementaire (EUROPE 12667/9), les eurodéputés écologistes plaidant, comme le texte initial le spécifiait, pour une interdiction totale du fioul lourd dans les navires.
La proposition d’une liste noire permettant d’empêcher l’accès aux ports européens aux bateaux ne respectant pas les normes environnementales et sociales de l’Union européenne avait, elle aussi, été supprimée.
Aucun élu des Verts/ALE - y compris Karima Delli (Verts/ALE, française), à la base de ce rapport d’initiative, et la Néerlandaise Vera Tax, rapporteur pour le S&D - n’avait soutenu cette résolution non législative en commission parlementaire le 25 février dernier.
Le rapport prévoit enfin, suite à un amendement soutenu par Renew Europe, le PPE et le CRE, de privilégier le gaz naturel liquéfié (GNL), en attendant que d’autres alternatives vertes fiables voient le jour. Concernant cet aspect, une centaine d'eurodéputés, principalement issus des groupes Verts/ALE et S&D, avaient déposé, le 21 avril dernier, un amendement, insistant notamment sur le fait que le GNL devait être considéré comme une solution à court terme et ne pas contribuer à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES).
L'activité de transport maritime international représente près de 2,5% des émissions de GES chaque année. (Thomas Mangin)