Le Parlement européen a voté, mardi 27 avril, en faveur du renforcement du mécanisme de protection civile de l’UE et de sa réserve d'équipements RescEU pour donner à l'UE les moyens de répondre plus rapidement et plus efficacement à toute catastrophe de grande ampleur, naturelle, sanitaire, nucléaire ou autre, en tirant les enseignements de la pandémie de Covid-19 (EUROPE 12661/31).
Le texte, issu des négociations interinstitutionnelles bouclées en février (EUROPE 12654/16), a été validé à une large majorité (641 voix pour, 44 contre et 14 abstentions).
Le mécanisme de protection civile bénéficiera de 3,319 milliards € (1,263 milliard du budget 2021-2027 de l'UE et 2,056 milliards du Plan de relance).
Pour la première fois, la Commission européenne pourra acquérir directement, louer ou contracter d'une autre manière des capacités telles que des équipements médicaux et d'autres fournitures dans des cas d'urgence dûment justifiés.
Commission et États membres définiront des objectifs de résilience aux catastrophes afin de soutenir les actions de prévention et de préparation. Une liste paneuropéenne des risques transfrontaliers à établir par la Commission devra être prise en compte dans les plans nationaux de gestion des risques de catastrophes.
Le rapporteur Níkos Androulákis (S&D, grec) s'est dit « fier » de ce résultat. « Il y a tout juste un an, le mécanisme de protection civile de l'Union européenne était l'un des rares exemples de réponse européenne à la pandémie de Covid-19. Néanmoins, cette crise a prouvé que nous n'étions pas prêts et que nous n'étions pas en mesure de répondre comme nous l'aurions dû, tant au niveau national qu'européen » a-t-il déclaré.
La nouvelle législation (modification de la décision 1313/2013/UE) permettra d'éviter que se renouvelle à l'avenir l'expérience douloureuse qui avait vu l'Italie ne pas recevoir immédiatement l'assistance urgente demandée en début de pandémie quand les autres États membres étaient eux-mêmes en difficulté, faute de capacités suffisantes. (Aminata Niang)