Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé, lundi 22 mars, la poursuite de la médiation de l’UE entre les partis politiques géorgiens.
« Nous verrons comment nous pouvons être plus efficaces, mais cet effort de médiation n'est pas terminé, il va se poursuivre », a-t-il expliqué devant les médias, à l'issue du Conseil 'Affaires étrangères', lors duquel la situation en Géorgie a été évoquée.
Le Haut Représentant a précisé que l’UE allait continuer à soutenir cette médiation, « car la Géorgie ne peut pas être bloquée dans une bipolarisation qui empêche le gouvernement de travailler et le pays d'avoir la stabilité nécessaire pour faire face aux importantes réformes à faire ».
Le même jour, le président du Conseil européen, Charles Michel, s’est entretenu avec son envoyé personnel en Géorgie, Christian Danielsson. Ce dernier se rendra à nouveau dans le pays dans le courant de la semaine pour poursuivre les discussions avec toutes les parties concernées, a précisé une source européenne.
Selon cette même source, les parties géorgiennes ont fait des « progrès significatifs » sur trois des cinq points de discussion : la réforme électorale, la réforme judiciaire et le partage du pouvoir au sein du Parlement. Cependant, deux points font toujours l’objet de désaccords : la justice politisée et les futures élections. « Il est essentiel que tous les acteurs s'engagent pleinement dans la médiation, qui reprendra plus tard cette semaine », a prévenu cette source.
« Nous appelons tous les partis politiques de Géorgie à prendre leurs responsabilités, à penser dans l'intérêt du peuple géorgien et à conclure les accords politiques nécessaires pour faire face aux importants défis auxquels ils sont confrontés », tels que la lutte contre la Covid-19, la relance économique et la sécurité, a souligné M. Borrell devant les médias. (Camille-Cerise Gessant)