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Bulletin Quotidien Europe N° 12681
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

Christine Lagarde craint que les plans de relance dans l'UE et aux États-Unis produisent des effets divergents

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a émis la crainte, jeudi 18 mars, que le Plan de relance Next Generation EU de l'Union européenne, doté de 750 milliards d'euros, et celui des États-Unis, doté de 1 900 milliards de dollars, ne produisent pas les mêmes effets au même moment.

« Est-ce que cela conduira à une relance divergente et peu synchronisée ? C'est le plus probable », a déclaré Mme Lagarde, lors d'un dialogue monétaire avec la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Selon elle, le plan de relance des États-Unis, récemment agréé par l'administration Biden et déjà mis en œuvre, produit un effet « modeste » sur la croissance dans l'UE.

Néanmoins, a-t-elle considéré, si on ajoute à Next Generation EU les mesures budgétaires nationales prises pour contrer la pandémie de Covid-19 ainsi que le jeu des stabilisateurs automatiques, « l'Europe n'est pas si loin », a-t-elle estimé, plaidant pour que le Plan de relance de relance européen soit concrétisé « aussi vite que possible, sans procrastination ».

À l'origine d'un projet de rapport sur les règles budgétaires (EUROPE 12677/11), Margarida Marques (S&D, portugaise) a évoqué la déclaration de l'Eurogroupe prônant une orientation budgétaire expansionniste en 2021 et 2022 (EUROPE 12678/5). Quels calendrier et méthodologie préconisez-vous pour le retrait progressif des mesures budgétaires d'urgence sans enrayer le retour de la reprise ? - a-t-elle interrogé.

Mme Lagarde a qualifié de « crucial » le maintien d'une orientation budgétaire « ambitieuse et coordonnée », tout en soulignant que les mesures de soutien public doivent, dans la mesure du possible, demeurer « temporaires et ciblées ».

Sur l'opération PEPP de rachat massif de titres surtout publics, qui a été décidée il y a tout juste un an (EUROPE 12450/6), elle a rappelé que l'objectif premier était de préserver des conditions de financement favorables pour les acteurs économiques. La semaine dernière, la BCE a décidé d'augmenter le rythme de rachat dans le cadre de PEPP afin de freiner la hausse des taux d'intérêt sur les titres souverains observés sur les marchés (EUROPE 12676/28).

« Nous voulons empêcher que les rendements sur titres prennent le pas sur le développement économique », a indiqué Mme Lagarde.

Par ailleurs, répondant à José Gusmão (La Gauche, portugais), qui la questionnait sur une éventuelle annulation de la dette des pays de la zone euro détenue par la BCE, Mme Lagarde a été très directe : « C'est illégal, point barre. (...) C'est une illusion sur le plan économique, cela sape la crédibilité de la BCE et cela augmente les coûts de financement des États membres ». (Mathieu Bion)

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