La commission de la pêche du Parlement européen a déploré, jeudi 18 mars, la manière dont le Royaume-Uni applique le volet 'pêche' de l’accord de commerce et de coopération entre les parties. Plusieurs députés ont demandé qu’un accord définitif soit conclu s’agissant de la pêche dans les îles anglo-normandes (Jersey et Guernesey).
La représentante de la Commission européenne, Maja Kirchner (chef d'unité à la DG MARE), a confirmé que les ministres de la Pêche de l’UE devraient adopter, lundi 22 mars, une décision permettant de prolonger jusque fin juillet les quotas provisoires 2021 (de janvier à fin mars) pour les stocks gérés en commun par l’UE et le Royaume-Uni (EUROPE 12680/10). Mais la Commission espère un accord « aussi vite que possible » sur les quotas définitifs pour 2021.
Mme Kirchner a salué le fait que 1 600 navires de l’UE avaient obtenu des licences définitives pour 2021 dans la zone économique exclusive (ZEE) britannique, ce qui garantit « un accès stable » aux navires de l’UE dans les eaux britanniques.
Pour ce qui est de la pêche dans les îles anglo-normandes (accès 6-12 milles), la Commission a admis les « sources de préoccupation » qui existent, car les accords temporaires expirent fin mars (Jersey) ou fin avril (Guernesey). La Commission continue de travailler avec le Royaume-Uni afin de conclure sur ce sujet « très important pour nos flottes. Il faut veiller à ce que ces bateaux puissent poursuivre leurs activités », a indiqué la représentante de la Commission.
La Commission a tenu à rassurer les députés sur le respect des règles par la partie britannique : les décisions sur les quotas seront prises sur la base des éléments scientifiques les plus à jour, pour garantir une pêche durable. La Commission s’engage à « garantir une égalité des conditions de jeu pour notre industrie de la pêche ».
Plusieurs députés ont regretté les retards dans la mise en place du 'comité spécialisé de la pêche', pourtant prévu dans l'accord UE/Royaume-Uni. (Lionel Changeur)