login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12681
Sommaire Publication complète Par article 12 / 32
POLITIQUES SECTORIELLES / Espace

Un accord entre l'UE et l'ESA sur la convention-cadre de partenariat financier est à portée de main

Les négociations entre l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Union européenne sur la convention-cadre de partenariat financier (FFPA) pour la période 2021-2027 ont repris sur les chapeaux de roues avec l’entrée en fonction, début mars, du nouveau directeur général de l’ESA, Josef Aschbacher, selon un compte-rendu du directeur général, jeudi 18 mars, à l’issue du 296e conseil ministériel.

Interrogé par EUROPE lors d’un point presse, M. Aschbacher a confirmé avoir remanié l’équipe de négociation de l’ESA pour remettre les négociations sur une meilleure dynamique. Il a ainsi déroulé un calendrier ambitieux avec un accord provisoire espéré pour fin avril ou début mai et une possible signature de l'accord par les deux parties en juin.

M. Aschbacher a détaillé certaines propositions faites récemment pour débloquer les négociations : la création d’un ‘joint programme office’ regroupant l’ESA, la Commission européenne et la future Agence de l’UE pour le programme spatial (EUSPA) dans le cadre du système global de navigation par satellite (GNSS) ainsi que la mise sur pied d'une équipe ESA intégrée au sein de l’EUSPA et vice-versa pour faciliter la communication sur les programmes européens Galileo et EGNOS.

La nouvelle dynamique, tranchant avec l’ère « Wörner », comme le soulignent certains, a été également saluée par le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, lors d’une intervention vidéo, mercredi 17 mars. Les deux hommes ont d’ailleurs adressé une lettre commune aux ministres des États membres, dans laquelle ils expriment leur volonté de travailler ensemble et de coopérer davantage (EUROPE 12680/13).

Vers un sommet spatial européen en 2022

M.Aschbacher a indiqué, lors de cette réunion, qu’il était en train de mettre le point final à un document pour donner une perspective jusqu’en 2025, voire jusqu’en 2035. Ce document devrait être présenté à la presse d’ici à la fin du mois, une fois les dernières remarques des délégations nationales intégrées, a-t-il fait savoir. Une version provisoire a été consultée par EUROPE.

Parmi les priorités qui sont présentées dans le document, un chapitre est dédié à la relation entre l’UE et l’ESA. Ainsi, figure en bonne place la conclusion des négociations sur le FFPA en évitant tout enchevêtrement entre les activités des différentes entités dans le cadre du programme spatial de l’UE. L’objectif est de garantir plus de coordination, plus de confiance et de cohérence.

Le directeur général de l'ESA veut, pour ce faire, mener une analyse complète avec la Commission européenne et l’industrie spatiale et définir les ambitions politiques de l’Europe. L’exécutif de l’ESA compte préparer une évaluation de la coopération avec la Commission européenne sur ces 30 dernières années. Dans ce document, il est stipulé que « de facto », l’ESA doit être l’agence d’exécution des programmes spatiaux décidés dans le cadre de l’UE.

En vue des conclusions sur la Conférence sur l’avenir de l’Europe, en 2022, il souhaite l'organisation d’un sommet spatial européen la même année, à l'issue duquel devrait être annoncé officiellement le lancement de nouveaux programmes spatiaux phares, en plus de Copernicus et Galileo.

Divers projets sont envisagés : la constellation connectivité à large bande et/ou communication quantique. Un autre projet possible, envisagé par le directeur général, est une action dans le domaine de la gestion du trafic spatial.

Parmi les autres projets figure la mise en place d'une capacité de réaction rapide à très haute résolution en Europe, intégrant l'observation de la Terre et les infrastructures de communication et de navigation spatiales, ou encore la création d’un jumeau numérique de la Terre.

Enfin, une autre « grande » ambition serait de faire en sorte que l'Europe puisse participer à une première expédition interplanétaire internationale en imposant la participation d'une femme européenne pour fouler le sol martien.

Citons enfin la volonté du directeur général de renforcer la commercialisation des activités spatiales, en créant un véritable 'New Space' européen, ainsi qu’un renforcement du pilier sécurité et sûreté dans ses activités. (Pascal Hansens)

Sommaire

REPÈRES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES