La Commission européenne a publié le 5 mars sa feuille de route, ouverte à commentaires jusqu’au 2 avril, pour de futures restrictions à l’utilisation du mercure dans l’UE ainsi qu'à son commerce au niveau international.
Ces restrictions interviendront au moyen d’un règlement européen qui imposera des restrictions supplémentaires à ce métal lourd hautement toxique pour la santé humaine et l'environnement.
La proposition de règlement, attendue au troisième trimestre 2021 en vue d’une adoption au quatrième trimestre 2022, contribuera à l’ambition ‘zéro pollution’ pour un environnement non toxique annoncée dans le Green Deal européen.
La stratégie de l'UE sur le mercure remonte à 2005. Le règlement (UE) 2017/852 transposant la Convention internationale de Minamata a déjà restreint l'utilisation du mercure dans la plupart des produits en contenant et prévoit l’élimination progressive du mercure en dentisterie (EUROPE 11918/27, 11745/2).
L'utilisation de ce métal lourd est en effet toujours présente, principalement dans les amalgames dentaires, mais aussi dans d'autres produits comme les lampes et les appareils de mesure.
Le remplacement des amalgames dentaires par des matériaux sans mercure se fait progressivement, sans intervention politique, car les patients, en général, et de plus en plus les dentistes, préfèrent les plombages sans mercure. Néanmoins, sans autre action législative, on s'attend à ce que des quantités importantes d'amalgames dentaires soient encore utilisées dans les années à venir dans l'UE.
Pour faire des commentaires (jusqu'au 2 avril à minuit) : http://bit.ly/2N1iGCa (Aminata Niang)