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Bulletin Quotidien Europe N° 12673
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ACTION EXTÉRIEURE / Birmanie

Le Haut Représentant de l’UE demande au Conseil de sécurité de l’ONU d’agir

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies (UNSC), dimanche 7 mars, à prendre des mesures envers la Birmanie, alors que la répression sur place se poursuit. 

Si plus de 1 500 personnes seraient en détention et au moins 54 auraient été tuées par les forces militaires ou de sécurité, le Conseil de sécurité reste désuni sur la réponse à donner.

« Nous soutenons l'appel lancé par Christine Schraner Burgener lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies de vendredi, selon lequel les membres doivent prendre leurs responsabilités et des mesures concrètes pour faire face à la détérioration de la situation », a expliqué M. Borrell via Twitter. « Les violations du droit international ne sont pas une affaire intérieure », a-t-il ajouté.

La Chine, tout en appelant les parties à s’abstenir de tout acte violent, a appelé la communauté internationale à agir « dans le respect de la souveraineté de la Birmanie ».

Vendredi, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Birmanie, Christine Schraner Burgener, avait demandé aux membres de l'UNSC de « faire preuve de fermeté et de rapidité pour mettre un terme à la violence et restaurer les institutions démocratiques birmanes ». Elle avait ajouté qu’il était de la « responsabilité collective » envers les Birmans de sauvegarder leurs aspirations démocratiques et qu’une action collective était « urgente ». « Il est essentiel que ce Conseil soit résolu et cohérent en mettant les forces de sécurité en garde et en se tenant fermement aux côtés du peuple de la Birmanie », avait-elle également prévenu.

Nouvelles sanctions européennes pour fin mars

Selon Reuters, l'UE pourrait quant à elle adopter des sanctions à l'encontre des responsables de la répression lors du Conseil 'Affaires étrangères', lundi 22 mars. L'UE pourrait sanctionner des entreprises générant des revenus ou apportant un soutien financier aux forces armées, notamment la Myanmar Economic Holdings Limited (MEHL) et la Myanmar Economic Corporation (MEC).

Jeudi 4 mars, devant le Bundestag, le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas avait expliqué que des options, « telles que l'inscription sur la liste des entreprises économiques de l'armée, (étaient) déjà sur la table et (pourraient) être prises prochainement ».

Le Haut Représentant avait émis une telle option lors du Conseil 'Affaires étrangères', fin février (EUROPE 12663/2). (Camille-Cerise Gessant)

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