Le vice-chancelier autrichien, Werner Kogler (Verts), a adressé une lettre au président du Conseil de l'UE, António Costa, pour le mettre en garde au sujet de l'accord avec le Mercosur.
« Je vous demande de garantir que le vote sur l'accord commercial UE-Mercosur pourra se tenir de manière transparente, sans manœuvre politique et avec toute l'attention du public », a formulé l'Autrichien.
Il faisait notamment référence à une rumeur qui circule concernant une possible scission du texte en deux pour que la partie commerciale du texte soit votée en compétence exclusive de l'UE. Cela éviterait de passer par la ratification de tous les Parlements nationaux et régionaux de l'UE.
Le Parlement autrichien a déjà rejeté à l'unanimité le texte de l'accord en septembre 2019.
Au sein du Parlement européen ou parmi les pays membres, les avis sont toujours partagés sur l'accord.
Beaucoup pointent du doigt le manque de garanties sur les chapitres de commerce et développement durable (TSD) et souhaitent rouvrir les négociations. La députée belge Saskia Bricmont (Vers/ALE) est allée dans le sens du vice-chancelier dans un communiqué du 8 mars : « Aucun protocole additionnel ou déclaration conjointe ne suffira à en modifier dans la réalité le contenu climaticide ».
Pour le PPE et la Commission européenne, la négociation de déclarations conjointes suffira à engager les pays du Mercosur, en particulier le Brésil (EUROPE 12669/14).
Voir la lettre : https://bit.ly/30l8DuC (Léa Marchal)