Dans une Déclaration commune faite à l'occasion de la Journée internationale des droits de la femme, qui sera célébrée le 8 mars, Marija Pejčinović Burić - Secrétaire générale du Conseil de l'Europe - et Franziska Giffey - ministre allemande de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse - ont rappelé l'importance de la Convention d'Istanbul dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Ouverte à la signature en 2011, cette Convention du Conseil de l'Europe aura dix ans en mai prochain. Elle a été ratifiée par 34 des 47 États membres de l'organisation. « Douze de plus l'ont signée et, compte tenu de la valeur ajoutée apportée par cet instrument juridiquement contraignant et par nature innovant, nous les incitons vivement à le ratifier », soulignent Marija Pejčinović Burić et Franziska Giffey, qui espèrent une ratification par l'ensemble des États membres d'ici 10 ans.
Associée à un mécanisme de suivi mené par un groupe dédié (GREVIO), la Convention d'Istanbul « a permis au Conseil de l'Europe de se placer en tant que chef de file dans la protection des femmes et des filles », ajoutent-elles, en détaillant les mesures concrètes et les évolutions juridiques portées par ce texte.
Cependant, des « défis de taille » sont apparus : d'une part, les restrictions liées à la Covid-19, qui ont entraîné des « pics records d'abus au sein de la cellule familiale » et, d'autre part, les « interprétations erronées » de la Convention par certains groupes politiques, qui la présentent comme une attaque à l'encontre de la structure familiale traditionnelle alors qu'elle n'a pour seul but que de lutter contre les violences et les abus.
Lien vers la Déclaration : https://bit.ly/3qjjP5I (Véronique Leblanc)