Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) ont agréé sans le modifier, mercredi 3 mars, le projet de déclaration interinstitutionnelle que leur avait soumis lundi la Présidence portugaise du Conseil de l'UE (EUROPE 12668/8).
« Ce qui a été présenté lundi a été approuvé aujourd'hui », a confirmé une source diplomatique. Une procédure écrite est en cours, en vue d'une adoption formelle d'ici à la fin de la semaine.
La Conférence sera coprésidée par le trio institutionnel Parlement européen, Commission européenne et Conseil de l'UE, notamment au niveau du comité exécutif ('executive committee') chargé de piloter au quotidien les travaux de la Conférence via des décisions prises par consensus. À la demande du PE, chaque institution pourra être représentée au sein du comité par trois membres à part entière et quatre autres en tant qu'observateurs.
L'objectif fixé est de parvenir à des conclusions en 2022. À l'origine de l'initiative, la France souhaite un retour d'expérience après un an de débats sous sa Présidence du Conseil de l'UE au premier semestre 2022. Paris espère que cela permettra un premier cadrage politique fixant des orientations sur l'avenir de l'Europe, même si tous les sujets n'auront peut-être pas été abordés.
La balle est désormais dans le camp du Parlement européen. La Conférence des présidents des groupes politiques (CoP) est invitée à se prononcer sur le projet de déclaration commune, ce jeudi.
Deux groupes pro-européens - Verts/ALE et S&D - sont d'avis qu'il est temps désormais d'acter un accord qu'il sera pratiquement impossible de renégocier avec les États membres et d'entrer dans le vif du sujet. La position du groupe Renew Europe est à suivre, sachant que le Belge Guy Verhofstadt ne bénéficierait pas d'un statut spécifique.
Voir le projet de déclaration commune : http://bit.ly/2NXZO7k (Mathieu Bion)