Appelés à réagir aux critiques proférées sur Twitter à l’encontre de journalistes par le Premier ministre slovène, Janez Janša, les porte-paroles de la Commission ont assuré, jeudi 18 février en salle de presse, que l’institution européenne et sa présidente condamnaient les propos injurieux à l’égard de journalistes, « y compris dans ce cas précis ».
M. Janša, dont le pays assurera la Présidence de l’UE dès juillet, a notamment accusé de mensonge la journaliste Lili Bayer et son employeur, le média Politico. Le Premier ministre réagissait à un article évoquant la « guerre » menée à l’encontre des médias slovènes par son gouvernement (EUROPE 12633/28).
« Nous ne pouvons lancer une procédure d’infraction pour un commentaire personnel contre un journaliste », a clarifié le porte-parole de la Commission, Eric Mamer, rappelant qu’une telle procédure ne pouvait concerner que la mise en œuvre d'une législation nationale au regard du droit européen.
Christian Wigand, porte-parole chargé de l'État de droit, a rappelé pour sa part que garantir le respect du pluralisme des médias et la sécurité des journalistes était avant tout une compétence nationale.
« Mais nous avons d’autres moyens d’action », a toutefois insisté Eric Mamer, se référant au rapport sur l'État de droit de la Commission, à son récent plan d’action pour la démocratie (EUROPE 12615/1) et aux propositions spécifiques promises dans ce cadre pour 2021 (EUROPE 12615/2). (Agathe Cherki)