Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a déploré, dimanche 31 janvier, « les détentions massives et l'usage disproportionné de la force contre les manifestants et les journalistes en Russie » le jour même.
« Les gens doivent pouvoir exercer leur droit de manifester sans craindre la répression. La Russie doit se conformer à ses engagements internationaux », a-t-il souligné sur son compte Twitter. Plusieurs dirigeants européens ont également déploré, voire dénoncé, cette violence et l’arrestation de plus de 5 000 personnes dans tout le pays, lors de manifestations de soutien à l’opposant politique Alexeï Navalny.
M. Borrell se rendra en Russie en fin de semaine (EUROPE 12647/26), bien que tous les États membres ne soient pas en faveur de ce voyage. « Le projet de visite à Moscou tient toujours, mais ce qui se passe en Russie est inacceptable », a souligné le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Peter Stano, interrogé par des médias. Il a précisé que la situation était l'un des sujets que le Haut Représentant voulait soulever avec ses interlocuteurs lors de son séjour.
M. Stano a ajouté que le SEAE était en contact avec l’équipe de M. Navalny pour voir comment une possible rencontre pourrait avoir lieu, ajoutant qu’il ne pouvait rien confirmer à ce stade.
Lundi 1er février, le Parquet russe s'est dit favorable à la révocation du sursis d'Alexeï Navalny pour violation de son contrôle judiciaire, à la veille d'une audience lors de laquelle l'intéressé risque deux à trois ans de prison (EUROPE 12638/14). (Camille-Cerise Gessant)