Deux ans après la signature de l'accord entre l'UE et le Japon, les deux parties se sont accordées, lundi 1er février, pour étendre l'accord afin d'y inclure de nouvelles indications géographiques et de nouvelles modalités réglementaires pour certains produits.
28 nouvelles Appellations d'origine protégée (AOP) sont ajoutées de part et d'autre de l'accord et incluent des produits comme le cassis de Dijon ou l'huile d'olive Kalamata. L'accord commercial avec le Japon, en vigueur depuis 2019, a bénéficié en premier lieu aux produits agroalimentaires, dont les exportations de l'UE vers le Japon ont augmenté de 16% en 2019. Le commissaire européen à l'Agriculture, Janusz Wojciechowski, a déclaré : « Cet accord est un très bon exemple du commerce qui bénéficie des deux côtés, et qui résulte d'une confiance et d'une coopération mutuelles, en particulier dans le secteur agroalimentaire ». Le Japon est le deuxième partenaire préférentiel de l'UE concernant les produits agroalimentaires.
Automobile. Les deux parties ont accepté d'allonger la liste de règles de sécurité ou certificats pour les véhicules qui ne doivent pas faire l'objet de contrôles d'approbation supplémentaires dans la partie importatrice.
Vin. Dans le même esprit, le Japon a rapproché ses standards en matière de vin à ceux de l'UE.
Pour le commissaire européen Valdis Dombrovskis, l'accord UE/Japon est « l'un des accords les plus importants. Ensemble, l'UE et le Japon constituent un quart du PIB mondial et nos échanges bilatéraux atteignent 170 milliards d'euros par an ». (Léa Marchal)