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Bulletin Quotidien Europe N° 12648
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POLITIQUES SECTORIELLES / RÉgions

Le Plan de relance européen ne doit pas aller à l'encontre des principes de la politique de cohésion, estime Frédéric Vallier

À l’occasion du 70e anniversaire du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), le secrétaire général de l'organisation, Frédéric Vallier, tout en saluant le Plan de relance européen et la nouvelle politique de cohésion, a partagé ses craintes quant au défaut d’implication des collectivités territoriales dans l’élaboration des plans nationaux, lors d’un entretien accordé à EUROPE vendredi 29 janvier.

« La base de notre action, y compris au moment de notre création en 1951, s’assoit sur deux éléments principaux : contribuer à une Europe plus unie par le lien que l’on crée entre les gouvernements locaux et régionaux (…) et renforcer le rôle des gouvernements régionaux dans la gouvernance européenne en lien avec la charte européenne de l’autonomie locale », a-t-il rappelé.

À ce titre, M. Vallier réclame une meilleure intégration des collectivités territoriales dans la préparation des plans nationaux dans le cadre du vaste Plan de relance européen. Une récente étude du CCRE avec le Comité des régions sur la mise en œuvre du Plan de relance montre en effet de sérieuses lacunes sur ce point (EUROPE 12643/32).

« On ne veut pas que le Plan de relance aille contre les principes de la politique de cohésion. Il ne faut pas oublier que 60% des investissements publics en Europe se font au niveau des villes et des régions », a-t-il martelé. 

Concernant la nouvelle politique de cohésion pour la période 2021-2027, M. Vallier attend de voir si la simplification aura réellement lieu. « La lourdeur de la mise en œuvre de la politique de cohésion sur la période précédente a été un réel problème. Il faut éviter le chevauchement entre les différentes politiques de cohésion, et on veut un réel respect du principe de partenariat ». À ses yeux, il faut que l’Union européenne prévoie plus d’investissements directs par les collectivités territoriales et fasse meilleur usage de nouveaux produits financiers en lien avec la Banque européenne d’investissement (BEI).

Conférence sur l’avenir de l’UE

Sur les moyen et long termes, le regard du secrétaire général se porte sur la Conférence sur l’avenir de l’UE, non sans appréhension. « On se questionne un peu sur l’avenir de cette conférence. On a l’impression que tout le monde se refile la patate chaude », a confié le secrétaire général, qui a rappelé que la Conférence devait prendre fin sous la Présidence française du Conseil de l’UE en 2022.

« Nous avons proposé d’organiser dans chaque pays européen une série de rencontres avec les élus locaux, acteurs économiques et civils, dont nous pourrions faire une synthèse de ces débats à la Présidence », a-t-il expliqué.

Sur le long terme, il espère voir le Comité des régions devenir la 2e chambre de l’Union européenne, à l’image du Sénat français ou du Bundesrat allemand, parfaitement indépendante des gouvernements nationaux. « Aujourd’hui, la représentation des territoires est assez baroque, par exemple, ce sont les États membres qui désignent officiellement les représentants qui siègent au sein du Comité des régions, parfois sans concertation avec les associations de collectivités territoriales », a-t-il déploré. (Pascal Hansens)

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