Le ministre portugais des Finances, João Leão, a préconisé une adoption « en paquet » des plans nationaux de relance par le Conseil de l'Union européenne au premier semestre 2021, lors d'un débat avec la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, lundi 1er février.
Y parvenir permettra à la majorité des économies des États membres de commencer à ressentir « encore cette année » les effets du Plan de relance européen, a considéré M. Leão, en réponse à une question de Dragoș Pîslaru (Renew Europe, roumain). Il a souligné l'importance d'identifier des synergies entre les plans nationaux par le biais de « projets communs ».
Les États membres ont jusqu'à fin avril pour transmettre à la Commission leur plan de relance national dans le cadre du Plan de relance européen Next Generation EU. La Commission européenne aura ensuite deux mois pour les analyser avant que le Conseil se prononce dans l'espace d'un mois.
Interrogé par Joachim Schuster (S&D, allemand) sur le positionnement budgétaire idoine pour contrer les dépenses sanitaires et la crise économique liées à la pandémie de Covid-19, le ministre portugais a réitéré que les mesures d'aide d'urgence ne devaient pas être retirées trop vite afin d'éviter des « dommages plus importants » tant au niveau économique que social. Certes, « le sujet de la durabilité des finances publiques se posera à moyen terme » après une phase de fort soutien à l'économie, a-t-il aussi indiqué.
Début janvier, M. Leão avait dit que le débat sur le positionnement budgétaire au niveau de l'UE pour l'année prochaine aurait lieu au deuxième trimestre 2021 (EUROPE 12632/22).
Dans le domaine fiscal, le ministre a souhaité que le dossier de la transparence fiscale pays par pays avance de « façon significative ». Il fait état de certains États membres - comme l'Autriche (EUROPE 12643/29) - ayant modifié leur position, situation qui permettra, selon lui, d'aller de l'avant. (Mathieu Bion)